Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 15:30

Bimbo (SNPI)

BIMBO est une revue mensuelle de l'éditeur SNPI, dirigé par Jean Chapelle, spécialisé dans la BD pour la jeunesse dans les années 50 à 70. La revue dura  21 numéros de juin 1954 à février 1956. Les couvertures reprenaient pour la plupart des dessins de l'artiste milanais Nicola del Principe, le rédacteur en chef étant le dessinateur André Oulié, "associé" de Chapelle.
 

Le contenu était principalement composé de bandes italiennes de l'éditeur italien Renato Bianconi, qui avait créé un univers animalier assez proche de celui de Disney, très populaire en Italie, à commencer par le héros en titre, Bimbo (qui s'appelera plus tard Troto) de son nom d'origine Trottolino qui fut  la toute première vedette de l’éditeur italien tour à tour illustré par Rebuffi,(textes de Renzi) Nicola del Principe (et son studio), G.B. Carpi, Franco Oneta, Tiberio Colantuoni, parfois sur des textes d’Alberico Motta ou encore Michele Gazzarri.

Bimbo, est un animal « humanisé » assez curieux (espèce et race à déterminer !...sans doute un écureuil même si son nom signifie littéralement diablotin). Il occupe mille métiers, affronte toutes sortes de péripéties aventuro-humoristiques souvent aux côtés d’autres personnages de Bianconi comme l’étrange extraterrestre Piopok, venu de la 3ème dimension (tout comme son neveu Trik trok), assez proche en cela d’Iga Biva, le compagnon de Mickey Mouse, le chien parlant Sammy,  plus tard traduit en Chip ou Gogo et le canard Papy Papero, un clone (mal) assumé de Donald Duck, imaginé en 1952  par Luciano Bottaro, le papa de Pépito sur l'insistance de Bianconi.


Bimbo affronte la plupart du temps Pierrot le Dur 
(Jack Bull), son "Pat Hibulaire" à lui et son neveu Petit Pierre ou Petit Pierrot.

Comme Donald Duck, il a aussi son oncle milliardaire et avare, Bambineau (Zio Trottolone), créé en 1954 par Del Principe (sa première apparition semble avoir été publiée en France sous le titre « L’oncle distrait » dans le petit format "Bimbo" n°11 en avril 1955). Son nom est parfois traduit en Monsieur Grossous, Oncle Eustache ou encore Grigousset : lui aussi vivra ses propres aventures.

A noter qu’un spin-off de la série existe, nous proposant les aventures de Bimbo au Far-West.

Trottolino a été imaginé en 1952 par Rebuffi peut-être sous le pseudonyme d’O’Layne, une signature que l'on retrouve parfois à cette époque (cependant certaines encyclopédies attribuent sa paternité à G.B Carpi) dans la revue homonyme "Trottolino"  (1) qui est le premier titre édité par Bianconi (425 numéros) mais son principal dessinateur (celui qui lui donna sa forme définitive) devient rapidement Nicola del Principe; il a également été publié dans la reveu "Soldino" jusqu’en 1990.

En France, Bimbo et ses amis sont publiés dans de nombreux titres de Chapelle, d'abord à la SNPI puis SFPI, etc. : "Bimbo", "Bimbo Spécial", "Bimbo Nouvelle Série"  jusqu’en 1972 puis "Troto", "Nico Poche", "Dodu Poche", "Propser", "Tartine Poche", "Félix le Chat Poche"....Plus tard, on le retrouve brièvement dans "Gogo Géant" des éditions du Château (Gogo s'avérant alors la nouvelle traduction du nom du chien de Troto !).

 


 

Un petit récapitulatif (non exhaustif sans doute) des séries rencntrées dans cette première formule du petit format "Bimbo":
Atomic Mouse par Al Fago
Bimbo
Bricolo et Jeannot par Franco Aloisi
Chuck
invento
Joe Belote par Giulio Chierchini, Ernesto Piccardo
Jolimoi et Pivert

(1) Bibliographie du Trottolino italien

 

TROTTOLINO
Collana Trottolino, via Laurana 6, Milano
dir. resp.: Giovanni Duga
mensile libretto 64 pp 2+1 + cop 4+1 pm L. 70
numerazione annuale
distr.: Messaggerie Italiane
49 numeri, dal n. 1°/1 (dicembre 1952) al n. 5°/12 (dicembre 1956)
Trottolino in vacanza
racc. con 3 nn. di “Trottolino” (estate 1953, L. 150)

TROTTOLINO STRENNA
Trottolino e la "enne" dimensione
n. speciale, suppl. a Trottolino n. 12 (dic.54)
albo cm 18,5x25,6 36 pp 4+1 + cop 4+1 pm L. 100
con Geppo (prima apparizione); Trottolino, Sammy, Piopok (prima apparizione); Pik e Pok, etc.

TROTTOLINO
ed.: Il ponte, viale F. Testi 1, Milano
quindicinale
libretto cm 12,4x17,5 96 pp bn + cop 4c dq L. 100
numerazione annuale
almeno dal n. [1°]/1 (gennaio 1957) al n. [4°]/8 (20 aprile 1960)

TROTTOLINO
ed.: Bianconi, via F. Testi 1 / via M.te Nevoso 17 / via Gozzano 3 / via Giacosa 9, Milano
dir. resp.: Renato Bianconi
distr.: ADIS (1960-61); SoDiP
quattordicinale
cm 12,2x18 96 pp bn/2c/4c + cop 4+1 dq L. 100
14 numeri, dal n. 1 (17 giugno 1960) al n. 14 (16 dicembre 1960)
mensile
cm 12,5x18,4 80 pp 4+1 + cop 4+1 dq L. 100
11 numeri, dal n. 15 (gennaio 1961) al n. 25 (1961) almeno
prosegue con numerazione annuale
cm 12,5x18,4 80 pp 4+1 + cop dq L. 100 L. 120
almeno dal n. 1 (1963) al n. 12 (dicembre 1969)
nuova serie mensile
cm 13x19 64 pp 4c/bn + cop 4+1 dq L. 150
60 numeri, dal n. 1°/1 (gennaio 1970) al n. 5°/12 (dicembre 1974)

Trottolino Speciale
suppl. a TROTTOLINO
cm 13x18,6 4c/bn + cop 4+1 dq
n. [1]: 96 pp L. 200
n. [2]: 128 pp L. 300
2 numeri, n. [1] (suppl. al n. 12, dic.73)
e n. [2] (suppl. al n. 7, lug.74)

TROTTOLINO
Grafica Editoriale Metro, p.le Loreto 9 / via Deledda 2, Milano
dir. resp.: Rosalia Guccione
mensile cm 13x18,8 96/112 pp 4+1 + cop 4+1 L. 350 a L. 800
numerazione continua
94 numeri, dal n. 1 (gennaio 1975) al n. 94 (ottobre 1982)

Trottolino Speciale
suppl. annuale; libretto 160 pp (3 a 6) 144 pp (7 a 10)
4c/bn + cop 4+1 dq L. 350 a L. 800
8 numeri, dal n. [3] (luglio 1975) al n. [10] (luglio 1982)
[3]. suppl. al n. 7 (lug.75); [4]. al n. 19 (lug.76); [5]. al n. 31 (lug.77); [6]. al n. 43 (lug.78); [7]. al n. 55 (lug.79); [8]. al n. 67 (lug.80); [9]. al n. 79 (lug.81); [10]. al n. 91 (lug.82)
NOTA
Continua con la testata SPECIALE TROTTOLINO e periodicità molto diradata almeno fino al n. 120 (agosto 1990)
Gran Trottolino
raccolta, suppl. a Trottolino
14 numeri, dal n. 1 (luglio 1980) al n. 14 (febbraio 1983)

SUPER TROTTOLINO
suppl. mensile a Trottolino, Edizioni Bianconi
cm 12,5x18 128 pp (64 pp bn + 64 pp 4+1) 160 pp (80+80) + cop 4+1 dq, L. 150 etc.
almeno 98 numeri, dal n. 1 (maggio 1960) al n. 98 (giugno 1968)
1960: 1 a 8; 1961: 9 a 20; 1962: 21 a 32; 1963: 33 a 44; 1964: 45 a 56; 1965: 57 a 68; 1966: 69 a 80; 1967: 81 a 92; 1968: 93 a 98
nuova serie
???, dal 1969 al 1972
nuova serie, dal 1973 al 1978
Edizioni Bianconi; Metro
cm 12.7x19 128 pp 4c/bn + cop 4+1 dq, da L. 300
67 numeri, dal n. 1 (febbraio 1973) al n. 67 (agosto 1978)
1973: 1 a 11; 1974: 12 a 23; 1975: 24 a 35; 1976: 36 a 47; 1977: 48 a 59; 1978: 60 a 67

Par Fabrice Castanet - Publié dans : Funny Animals - Communauté : La BD populaire
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 17:50

Fabrice Castanet : Bonjour, M Sandro Dossi. J'ai découvert vos dessins dans les pages des BD de mon enfance où se cotoyaient des personnages comme Dodu (Geppo), Popeye (Braccio di Ferro), Nonna Abelarda  (Tartine), Kiko ou encore Félix le chat : c'était dans les années 70. Ces petites BD ont depuis disparu des librairies, hélas.
dossi-wow.jpg
Sandro Dossi : Je suis ravi d'avoir dessiné des personnages qui ont fait partie de votre enfance et de vous avoir ainsi procuré du plaisir. Désormais,  ils ne sont hélas plus que des souvenirs pour les fans nostalgiques, n'étant plus disponibles à la vente !

Vous êtes né le 16 mai 1944 à Monza, en Italie : quelle fut votre enfance au sortir de l'après-guerre? dossi2.jpgQuels fumetti, quels héros de BD vous ont alors marqué?

Mon enfance a été heureuse. J'ai grandi près du circuit de Monza et  je me souviens encore du bruit de l'ambulance transportant le corps du coureur automobile Alberto Ascari, qui est décédé alors qu'il testait une Ferrari, nous étions en 1955. J'ai toujours été attiré par le dessin et suis devenu dingue de ce que Barks dessinait dans “Topolino”. Je lisais le “Corriere dei Piccoli” et j'aimais beaucoup les livres d'aventure. Jules Verne fut mon auteur favori et j'essayais d'illustrer ce qui m'avait le plus frappé dans ses histoires!

Quelle fut votre scolarité? D'après certaines sources votre premier emploi fut pour une agence de publicité  : c'est là-bas que vous avez rencontré Sangalli, né lui aussi à Monza, quelques années avant vous, semble-t-il. Vous vous connaissiez déjà?geppo-planche-vi.jpg

Après l'école, j'ai étudié à l'Institut Artistique de Monza, à la Villa Reale, tout en travaillant dans une petite agence de publicité, le studio Trivulzio. Mais ma passion était la bande dessinée! J'avais 17 ans et c'est à ce moment que j'ai été mis en contact par un ami de la famille avec le dessinateur Pierluigi Sangalli quioc32-tav315.jpg avait démarré son activité deux ans auparavant : j'ai perdu la tête ... .. J'ai quitté l'école et j'ai rejoint Pierluigi où j'ai commencé à réaliser mon «rêve» en encrant ses dessins, faisant maintenant partie du clan  "Bianconi".

De 1967 à 1996, vous travaillez alors pour Renato Bianconi (Metro)

J'ai officiellement commencé chez l'éditeur Bianconi en 1964 par quelques dessins dans des livres de l'éditeur et puis surtout par ma première histoire de Félix le chat (1) ! Ensuite, j'ai continué de dessiner pendant plus de 35 ans les personnages de Popeye (2), Dodu (3), Merlin (4), Eugene (5), Kiko (6), Tom & Jerry (7).... A cette époque les collaborateurs de Bianconi (venus d'Alpe pour la plupart) étaient de grands noms comme Carpi, Bottaro, Rebuffi, Nicola Del Principe, Floriano Bozzi, Misson, Arias .... des artistes, que j'ai toujours admirés, je vivais mon rêve, je les ai souvent croisés dans les rédmerlotto.jpgactions. J'avais 18 ans en 1962 et tout le monde m'appelait “ le jeunot” et cela jusqu'à la mort du mythique "Renato Bianconi"!

Parlez nous de cet éditeur, un peu mystérieux qui avait débuté chez l'éditeur milanais Alpe et qui avec son "univers" fit concurrence au roi Disney!

Renato Bianconi était un géant doux, très grand et fort. En surface, il semblait de prime abord bourru alors qu'au fond, c'était vraiment une belle personne et, pour moi comme un père! Au départ, il débuta  comme calligraphe (celui qui écrit les paroles dans les bulles) pour l'éditeur milanais Alpe et après avoir appris le métier, il s'est courageusement lancé, devenant rédacteur en chef! Lorsque je parle de lui, je m'excite ... Je lui dois tant!

Pour Bianconi, vous multipliez les planches sur Popeye, Geppo, Félix, Tom et Jerry... Quels autres personnages y avez vous dessinés?  Les scénarios étaient parfois signés par votre épouse, Loredana. Je suppose que Motta ou d'autres en ont aussi écrit ou vous-même?satan-par-dossi-copie-1.jpg

Au début, j'ai desssiné sur des scripts d'Alberico Motta, puis j'ai commencé à écrire des scénarios avec l'aide de ma femme qui est la soeur de Motta, lui-même, le "maître" de Sangalli.

Avez-vous créé, inventé des personnages?

Bianconi préférait que ses dessinateurs exploitent des personnages sous copyright. En 1973, les droits de Pinocchio ont expiré et avec Alberico Motta et Pierluigi Sangalli nous avons eu l'idée d'une publication de ce personnage. Bianconi a accepté avec enthousiasme. Le premier dessinateur à définir les caractéristiques du personnage a été Tiberio Colantuoni, puis chacun oc18-tav446.jpgde nous l'a adapté à notre style.

Vous rejoignez If en 1980, à l'initiative de votre ami et agent Gianni Bono : là encore, vous dessinez de nombreuses planches des héros Disney dont Paperinik (Fantomiald).

Dans les années 80, les éditions Bianconi ont commencé à décliner. J'ai alors rejoint le staff de Gianni Bono et j'ai dessiné des personnages Disney jusqu'en 2006 soit plus de 200 histoires à ce jour (Mickey Mouse, Donald Duck, Fantomiald ... ..).

Vous avez aussi dessiné des albums d’autocollants avec Caliméro, la famille Smiley et Peter Cottontail et des jeux pour Epierre (Supergames, Enigmistica & Quiz) et Prezzemolo (mascotte de Gardaland) pour Gaghi Editore. Pour De Agostini, vous avez illustré Los Pappagallos et Orsetti pour Ferrero. Je ne connais paseugene.jpg ces travaux : pouvez vous en dire plus?

Los Pappagallos et les Ours ont été des livres publicitaires (vendus en kiosques) pour Ferrero contenant plusieurs bandes dessinées, des illustrations, etc.

De 1991 à 1993,pour le Corriere dei Piccoli et Rizzoli vous adaptez encore des personnages de dessin animé (de la Warner Bros) comme Wile E. Coyote mais aussi La Panthère Rose, Les Pierrafeu (The Flintstones). S'agissait-il de comic strips? La publication dans un journal devait être différente de ce que vous aviez connu jusque là, non?

Habitué à adapter mon style aux personnages sous copyright, je n'avais aucune difficulté à coopérer avec le “Corriere dei Piccoli” sous le pseudonyme de Sidos (anagramme de Dossi) : j'y ai dessiné tous les personnages de la Warner, c'était dans les années 90. The Pink Panther a été conçu pour un album intitulé "I Paperotti", tandis que les Pierrafeu étaient publiés dans un quotidipeter-contatail.jpgen économique "Il Sole 24 Ore" et pour un album à l'occasion de l'entrée en vigueur de l'Euro pour une banque d'Emilia Romagna. Toujours pour l'arrivée de l'Euro, j'ai imaginé pour Panini un personnage appelé Eurillo (un cricket) qui fut édité dans deux albums. J'ai même réalisé quelques illustrations des Schtroumpfs pour Mondadori (“La cuisine des Schtroumpfs”), j'ai adapté Calimero Topo Gigio (pour FPM) qui sont des personnages très appréciés par les enfants (1991-1994), Prezzemolo, la famille Smiley et j'ai aussi fait des albums avec Peter Cottontail et Frosty (qui sont des personnages secondaires de la Warner). En 1991, j'ai fait plusieurs récits d'Élastoc (Tirammolla) dans "Nuovo Tirammolla" des éditions Vallardi. J'ai travaillé pour G. Baby (années 2000), les Editions Paoline (2000) sur d'autres personnages de la Warner comme Svicolone, Sylvester, Tom & Jerry, Huckleberry Hound, Gorilla Magilla, Inky et Dinky, Speedy Gonzales ....wil-e-coyote.jpg
À l'heure actuelle, avec la crise qui sévit dans le milieu de la BD, je profite de mon expérience passée chez Epierre (SuperGames, Enigmistica Quiz) pour proposer des collaborations à il Corrier Enigmistica (RCS Periodici) et d'autres revues dans ce domaine (rébus, gags, énigmes).

 Quels sont vos travaux actuels, vos projets?

J'ai récemment publié une nouvelle version de Geppo "Inferno 2000" avec Andrea Leggeri.geppo-2000.jpg
Pour WOW, au Musée de la Bande Dessinée de Milan, inauguré en avril dernier, je réalise deux albums, le premier sur Giocchi Dimenticati et l'autre sur le Circuit de Monza. Pour l'instant ce sont mes projets immédiats.

Avez-vous des "hobbies"? Peignez-vous, par exemple?

Dans le passé, j'ai joué au tennis, fait de la peinture. Maintenant, je me contente de lire (tout m'intéresse) et d'écouter de la musique de tous les genres. Pendant des années, j'ai songé à reprendre la peinture...mais je ne l'ai jamais fait!

Avez-vous jamais dessiné des personnages réalistes? Cela vous a t-il tenté?

À mes débuts, j'ai essayé de dessiner une histoire de l'Ouest par hobby, mais après les premiers résultats décevants, j'ai décidé que mon parcours serait la bande dessinée humoristique !

Revoyez-vous toujours vos amis et collaborateurs de l'époque Bianconi?
bianconi-persos.jpg
Je vois souvent mes amis Alberico et Pierluigi,et il y a deux ans, nous avons fait le tour de la Lombardie avec une exposition itinérante, reprenant tous les personnages de Bianconi, avec la colaboration des municipalités et des écoles ! La dernière exposition, la plus importante de toutes ces dernières années, a été organisée au Val D'Aoste à Châtillon, au château d'Ussel, et a duré quatre mois.
La région qui est bilingue a créé un catalogue et un album de vignettes des personnages de Bianconi, y compris en langue française !

Merci, Monsieur Dossi.frosty.jpg

Fabrice Castanet, mai 2011.

(1)  Le personnage de Félix le chat a été créé en 1919 aux USA dans le dessin animé « Feline Follies » puis adapté en BD dès 1923 aux USA. Une version italienne (Gatto Felix) est proposée par
les éditions Renato Bianconi qui proposent des épisodes inédits de ce personnage illustrés par Sandro Dossi, Alberico Motta, Luciano Gatto, Chierchini, Pier Luigi Sangalli, Umberto Manfrin, Michele Gazzari (textes), Mario Sbattella, Bruno Marraffa dans la revue "Soldino" et dans son propre titre à partir de 1962 (296 numéros). Dans les épisodes italiens, Félix est un petit chat noir avec une queue en point d’interrogation qui évolue dans un monde humanisé, entouré de ses neveux Tiki et Toko (Inki e Dinki), de sa fiancée, Kitty, une jolie chatte blanche et de son meilleur ennemi le chat Patte-Noire, sorte de croisement entre Pat Hibulaire et la Bombarde. Au départ, comme Mickey, il est simplement affublé d’un slip puis peu à peu habillé en être humain. Les épisodes italiens sont publiés en France par la SFPI puis DPE entre 1962 et 1982 (dans Kiko Poche, Félix le chat Poche, Nico poche, etc.) et finalement Greantori.

(2) POPEYE a été créé en 1929 par oc9-tav94.jpgl'américain E.C. Segar dans son strip « Thimble Theatre » (KFS) et, fort de son succès fut adapté en dessin animé par les frères Fleisher entre 1933 et 1957. En Italie, dans les années 60, l'éditeur Renato Bianconi propose des bandes inédites de « Bras de Fer » (Braccio di Ferro) dans son propre mensuel (814 numéros !) et autres titres dessinées par Pier Luigi Sangalli, Sandro Dossi, Alberico Motta, Tiberio Colantuoni, Mario Sbattella et Fedeli, s’inspirant davantage des dessins animés que de l’œuvre originale. Les personnages secondaires vivent par ailleurs leurs propres aventures comme souvent chez Bianconi que ce soit sa fiancée Olive (Olivia), Gontran, Georges, un géant simplet (Grissino), Poupa le "papa" de Popeye (Trinchetto), Timothée le concurrent musclé et sans cervelle de Popeye (Timoteo) et accessoirement factotum de La sorcière des mers (Haggy) ou Mimosa, son fils adoptif (Pisellino). En France, le Popeye "italien" de Bianconi est publié dans les différentes revues de Jean Chapelle comme Captain présente Popeye, Ajax, Félix le chat poche, Dodu Poche, Zorro, etc. Plus tard dans les années 80, d'autres éditeurs prirent le relais comme  Greantori ou les Editions du Château.

(3) DODU (Il Diavolo Geppo) est sans doute la création la plus importante des éditions Bianconi. Dodu, a un problème : il est un diablotin à la cour de Satan, condamné à exercer une mauvaise action par jour mais il est intrinsèquement bon envers le genre humain. Dans cette parodie enfantine de l’enfer de Dante, Geppo s’ébat dans des gags classiques qui parfois mgeppo-cover.jpgettent en lumière les personnages secondaires hauts en couleurs comme sa majesté Satan (Satana), qui enrage devant tant de bonté, le chat pique-assiette et cruel de Satan, Caligula (Caligola), Bélzébuth, le bras droit de Satan, le serpent tentateur Sauveur (Salvatore) et plus tard le fantome Eugène. Geppo a été créé en août 1955 dans le mensuel "Volpetto" par G.B Carpi sur une idée de l’éditeur qui l’avait d’abord proposée à Luciano Bottaro. Il aura ensuite (après un passage par "Soldino") son propre titre de 1961 à 1994 (au moins 399 numéros, entre-temps, il sera édité par Metro). Geppo est dessiné la plupart du temps par le prolifique Pierluigi Sangalli mais aussi Guilio Chierchini, Alberico Motta (texte et/ou dessin), Luciano Gatto entre 1956 et 1960, Agnese Fedeli et Sandro Dossi, tandis qu’Attilio Mazzanti signe quelques textes. Ce petit personnage connaîtra en Italie un incroyable et durable succès, tandis qu'en France, il est publié d’abord sous son nom italien dans Bimbo et Tartine au cours deskiko-poche.jpg années 50-60, Geppo, Bimbo Spécial puis Bimbo-Geppo (1961-68) et rebaptisé Dodu en 1970 dans Dodu poche, Félix le chat (poche), Tartine, Dodu Géant, etc.

(4) Magicus ou Le mage Chicorée (Mago Merlotto) est un magicien inspiré de l’enchanteur Merlin, qui vit dans la forêt, accompagné d’un hibou parlant :il fut créé dans le périodique Geppo  et mis en images par Pierluigi Sangalli, Sandro Dossi, Tiberio Colantuoni et Alberico Motta. En France, la SFPI le publie de façon erratique notamment dans les petits formats Bimbo, Geppo, Kébir Dodu ou Dodu Poche.

(5) Le fantôme EUGENE (Il fantasma Eugenio)  est un fantôme aux préoccupations très terre à terre et qui vit au milieu des êtres humains. Il a été imaginé dans la revue italienne Geppo pour l'éditeur Renato Bianconi en 1963. Dessiné par Sandro Dossi et Pier Luigi Sangalli (Alberico Motta aurait participé aux récits également), il est affublé de deux neveux farceurs, Pip et Pap (Zip e Zap en V.O.) et d’un « ennemi », Il fantasma Peppone. Il vit également plusieurs aventures aux côtés de Dodu. On pouvait le lire en France dans les pages de Bimbo (il s’appelle alors Eustache et ses neveux Zig et Zag), Geppo, Kébir, Dodu Poche puis Niko Géant (les neveux se nomment alors Zip et Zap comme dans la version italienne).

(6) : Kiko (Chico) est un canard noir avec de grand yeux, affublé d’un petit chapeau et d’un short, entouré de deux neveux turbulents Tim et Tom, de son fidèle chien Flop, vivant dans un moc31-tav777.jpgonde d’animaux humanisés, voyageant, exerçant mille métiers et affrontant des méchants de tous poils. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est sans rapport avec Chico Cornacchia, il s’agit vraiment d’un nouveau personnage voulu à l’origine par l'éditeur Renato Bianconi : ce dernier souhaitait un chat ou un canard, or comme Félix le chat existait déjà, Motta et d’autres ont créé ce canard proche de Donald. Parmi les personnages secondaires, l’excentrique Pépé Luc (Nonno Zaccaria) vêtu d’une redingote et d’un haut de forme vit ses propres aventures (voir Dodu Poche) tandis que le Prof Eureka, archétype du savant génial et farfelu est également un personnage secondaire important de la série Prosper. Le personnage de Kiko a été animé par Alberico Motta (texte et dessin), Sandro Dossi et Pierluigi Sangalli dans son propre titre, "Chico" entre 1969 et 1977. Il a été publié en France dans Kiko Poche, Félix le chat, Tartine, Geppo, Amigo, Dodu Poche, Olac, Prosper Poche et il est parfois traduit en Nico (y compris dans le titre homonyme, Nico Poche). Cette série tente de faire concurrence (ou plutôt d'emprunter un peu du succès) aux personnages de Disney. On verra sans trop forcé de troublantes ressemblance entre l'oncle de Kiko et l'oncle Picsou par exemple... de même on lui attribue deux neveux à la manière de Riri, Fifi et Loulou même si eux sont trois le principe du scénario est le même, ils portent d'ailleurs des bérets ressemblant étrangement à celui de Donald. Il hérite même d'un chien à la manière de pluto pour Mickey...

(7)1976-83

Fabrice Castanet

Bibliographie : Pimpf Magazine n°12, www.originalcomics.it

Par Fabrice Castanet - Publié dans : Biographies - Communauté : La BD populaire
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Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 09:40

Quelques scans gracieusement transmis par la petite-fille de l'artiste Serge Segret (oeuvres datant des années 80 à 2000).

 

intSegret002.jpg

intSegret004.jpg

intSegret006-1.jpg

 

intSegret009.jpg

 

intSegret008-1

Par Kastet - Publié dans : Artistes - Communauté : BD du siècle passé
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 16:19

Peu d'entre eux sont connus du grand public et pourtant leur style nous est souvent familier : pas étonnant, ils nous ont accompagnés des années durant au sein des revues de BD de notre enfance. Ils y animèrent vaillamment les fameuses et nombreuses pages de je intSegret003-1.jpg ux, rébus et autres devinettes qui parsemaient alors les magazines de l'époque. Ils s'appelaient Gring, Lellbach, Héno ou Raymond Maric. Serge Segret fait partie de ces dessinateurs au style si reconnaissable et aux multiples collaborations. Une courte et incomplète biographie consacrée à Segret sur ce blog atttira l'oeil de sa petite fille, Marielle Wastable. C'est grâce à elle que cet entretien a pu être réalisé avec l'artiste qui signait avec un coeur.

Comics Vintage : M Segret, j'ai retrouvé un dessin que vous aviez envoyé au journal des lecteurs de la revue de BD Youmbo Magazine (La Librairie Moderne/Sagé) depuis Champcueil (Seine et Marne), et qui fut publié dans le n°50 en 1950 (1) 
Serge Segret : C'est à Champcueil que ma carrière de dessinateur de presse à démarré en faisant des « piges » dans diverses revues: Confidences, La vie en fleurs, les éditions Gabalda aussi (dessin politique pour La Faluche, le Lampiste). Ma carrière a commencé en travaillantintSegret007 avec une dizaine de journaux, quotidiens et hebdomadaires dont France-soir, Paris-Normandie, Le Dauphiné, République de Toulon, Tours....
J'aimerais savoir où et quand vous êtes né, quelle fut votre enfance, votre scolarité...
Je suis né à Paris, en 1924, à Montmartre.......prédestination ? Mon enfance s'est déroulée à Chatillon sur Cher, puis Romorantin et puis Livry Gargan et  Vincennes.  Une année de cours complémentaire après l'école primaire, le certificat d'études et une école de dessin: Marc Saurel puis plus tard les beaux arts de Grenoble. À 14 ans mon père me fait entrer comme apprenti patissier, que j'abandonne à cause de la guerre. Et mon père nous envoie, mon frère et moi, à Bretenoux où j'ai exercé toutes sortes de métiers dont aide géomètre sur un projet d'aérodrome privé. Engagé à 18 ans dans l'armée d'armistice, comptant rejoindre l'Afrique pour échapper à l'occupation allemande. Ce qui n'a pu se faire, les allemands étant en zone libre. Mon unité désarmée fut transformée en unité de défense aérienne à Toulouse jusquà la libération de Toulouse. Puis FFI, libération d'Autun, et autres...Réincorporfation à la 1ère armée ( Gal De Lattre de Tassigny) puis démobilisation en Allemagne. Ensuite, j'ai fait de la représentation avant le dessin de presse.
Quelles BD lisiez vous enfant, et comment êtes- vous devenu dessinateur ?
Le Dimanche illustré avec Bicot Bicottin et Zig et Puce de Alain Saint Ogan, ainsi que Gédéon de Benjamin Rabier. Quand j'étais petit, ma tante qui m'élevait avait remarqué mon goût pour le dessin et m'avait inscrit à un cours de dessin par hannibal.jpgcorrespondance. C'est le tout début .
N'avez vous pas été tenté par une BD comme certains de vos collègues de « jeux » Raymond Maric (Valentin)  ou Lellbach (Tom et Jerry) ?
La demande s'est tout de suite tournée vers les jeux dessinés, en ce qui me concerne, et des pages de variétés (Je voudrais savoir pour la Cosmopresse). Je n'avais pas le temps de faire des albums de BD.
Dans les années 50, vous dessinez toujours des jeux pour le Journal de Mickey (Pêle- Mêle) : comment s'est passée cette collaboration ? Quel souvenir en gardez- vous ?
Mickey, mais aussi  plus tard Picsou Magazine (2), Castor Junior, Donald Magazine, etc. J'en garde de très bons souvenirs: j'avais la liberté totale de mes créations. On me faisait confiance, mais je devais produire beaucoup. Je travaillais en même temps pour Pilote et les éditions Vaillant sans problème : ni politique, ni religion, ni sexe !!!
Vous avez travaillé pour Marijac (Le journal de Nano et Nanette puis Fillette), avez     vous connu l'éditeur ?
Oui, j'allais régulièrement le rencontrer à la maison d'édition, avenue de Chateaudun, et je le connaissais bien. Tous les ans, je me déplaçais à Paris en septembre, pour y rencontrer mes employeurs, les éditeurs. Cette rencontre était très importante.
Pour les éditions des Remparts, vous faites à nouveau beaucoup de jeux maison, on commence à trouver sous votre plume de vrintSegret008-1.jpgaies BD assez courtes (Jean Pomme...) bien à vous et l'arrivée d'un personnage, le singe Hannibal, que vous allez exploiter en gags et jeux à travers les divers petits formats de l'éditeur comme Pifalo. Il y a aussi Trott' Malice : pouvez vous nous en toucher un mot ?
Trott'patt avant Trot't malice a paru dans différentes revues. L'idée de faire une petite bande dessinée avec un jeu était de faire participer le lecteur à l'histoire. Idem pour  la revue d'échecs Mat, avec l' histoire d'un petit fou dont la dernière image était un jeu.
Vous avez même quitté un moment la BD "enfantine" au milieu des années 60, animant une rubrique en même temps que Cabu et Delinx pour Pilote ! Parlez- nous de cette collaboration.
Je travaillais chez moi et envoyais par la poste mes dessins. J'ai finalement peu rencontré les autres dessinateurs, hormis les réunions ou salons de la bande dessinée. Pas de fax, je travaillais en dimension réelle pour que mes envois passent en «lettre». Vous imaginez l'angoisse en période de grève de la Poste ( en 1968, c'est un voisin qui a porté, allant à Paris, mes dessins aux éditeurs) !!!
Aviez vous connu Delinx chez l'éditeur Carozzo ? (il semble avoir débuté en même temps
que vous là -bas)
Je n'ai pas connu Delinx personnellement.Je pense qu'il est plus jeune que moi.
Dans les années 60-70, vous multipliez vos travaux dans des revues de BD comme L'intrépide-hurrah, Pif Gadget ou même des journaux de programmes télévisés comme Top-Télé (toujours des jeux) et vous revenez surtout chez Disney, parlez nous de cette époque...
Il était de mon intérêt de travailler pour une trottpat.jpgdizaine de revues en même temps, afin de prévoir un repli en cas de perte de l'une ou l'autre ; ce fut le cas au moment de la «fermeture» de nombreux magazines dans les années soixante-neuf, soixante-dix. Ensuite, ce fut le contraire et mon activité principale s'est tournée vers Édi-Monde : Castor Junior, Donald, tous les Mickey. Là, je ne signais pas mes planches quand les personnages étaient de Disney. Ma «patte» était un petit trèfle avec la feuille du haut pointue.
 Quelles furent vos autres collaborations par la suite?
Je suis entré à République, le quotidien de Toulon, comme dessinateur de presse permanent : il fallait illustrer des reconstitutions de faits divers, croquis d'audience, camemberts d'élections, illustrations d'articles...toujours dans l'urgence car on pouvait m'appeler à n'importe quelle heure, même le soir, enintSegret005.jpg fonction de l'actualité.
Quelle est votre vie actuelle, dessinez vous toujours ? Vous intéressez vous encore à la BD ou l'illustration en France ?
Je vis dans le Var, et suis retraité depuis l'âge de 65 ans et je ne peux malheureusement plus dessiner car j'ai un problème de mal-voyance. À la prise de ma retraite, je me suis mis à la peinture de chevalet et ai peint 120  tableaux de différents formats, qui n'ont rien à voir avec la bande dessinée, quoique......(onirisme, mythologie, contes et légendes...). J'ai fait des expositions locales, puis à St Léonard de Noblat et  Paris  (galerie Thuillier, mairies du IXème et du VIème).
Merci Monsieur Segret et sa petite-fille pour cet entretien et les documents fournis.

Fabrice Castanet, janvier 2011.

(1) par la suite, Segret produisit de nombreuses illustrations et divers jeux pour l'éditeur Carozzo dans ses diverses revues (Rintin et Rusty, Kansas Kid avec la rubrique « Amusons nous ! », Héroïc, Jim Taureau...) même s'il n'en garde pas le souvenir...
(2) Dès le premier numéro en mars 1972 ! Segret y mit également en scène son personnage de Trott'Patt (à partir du n°3-voir image)

Par Kastet - Publié dans : Biographies - Communauté : La BD populaire
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 12:02

Kenneth F. Champin est né le 15 aout 1911 à Clifton dans le New-Jersey (USA).
Ken_champin.jpg
Il a été animateur de cartoons de 1937 à 1953 pour Warner Bros puis pour les Ray Patin Studios (1953-1962) et Filmfare (1962-1975). sito14.gif
Il participa au dessin animé "A  boy named Charlie Brown" en 1969 pour Lee Mendelson Films (1).
Comme beaucoup de ses collègues, il développa son art également en comic book, principalement dans le domaine du "funny animals", et d'abord, dans les années 40 pour le Sangor Shop (Bandy, Francois Feline, Peter Puss, Slumber Jack, etc.). Il illustra Spencer Spook en 1955 pour American Comic Group et diverses autres ba KenChampinhiawatha ndes dans "Thrilling Comics" (Tony en 1947) ou dans "Coo Coo Comics "(1948). La décennie suivante (1950-1957), il contribua surtout à produire des planches pour le roi des licences de dessins animés, Dell Publishing. Champin adapta ainsi des personnages Disney comme Chip’n Dale alias les deux écureuils Tic et Tac en 19 andy-panda-par-ken-champin.jpg 53, Lil’ Bad Wolf (P'tit Loup) entre 1953 et 1955, Minnie en 1952 et Little Hiawatha en 1953-54...
Toujours pour le même éditeur, il adapta également des héros de la Warner Bros tels Bugs Bunny à partir de 1950, Titi et Sylvestre ou Elmer Fudd, de la MGM avec Tom et Jerry, Barney Bear (Lourdaud et Houpette), Bop et Be-Bop alias Spike & Tyke (1953-54), Droopy alias Foffo et Toc Toc/Skrewy Squirrel ainsi que des studios Walter Lantz en 1954 comme Andy Panda ou Oswald le lapin...

Ken Champin est mort le 25 février 1989 à Palm Springs.

 

(1) filmographie


Fabrice Castanet

Par Fabrice Castanet - Publié dans : Biographies - Communauté : BD du siècle passé
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