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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 15:32
DOSSIER MISTER NO par Fabrice Castanet.
misterno.gif
Mister No est un héros américain qui a dit non à la société de consommation d'après guerre et est parti en Amazonie offrir ses talents de pilote à bord de son « piper » mais ce dragueur impénitent, buveur patenté, bagarreur insatiable se retrouve embringué dans les pires situations malgré lui...et pour le plus grand plaisir de ses lecteurs depuis une trentaine d'années...

Ce personnage de fumetti fut créé en 1975 par les italiens Sergio Bonelli et Gallieno Ferri
et eut sa propre revue, soit 321 numéros jusqu'en 2007. En france aussi, i
misterno-1.jpg
l fut publié dans son propre titre en petit format chez Aventures et Voyages de 1976 à 1990 (171 numéros).

Cette petite fiche signalétique est de fait incomplète car s'arrête au n°159.

PATRONYME

Jérôme (Jerry) Drake

SURNOMS

Mister No, Alter jungle, Coco Bel Œil

PERSONNAGES RECURRENTS


OTTO KRUGER le meilleur ami. Cet Allemand, ancien tireur d’élite de l’armée du 3ème Reich est le compagnon de beuveries et d’aventures de Mister No. Ils font souvent le "coup de poing" ensemble.
Pseudos : SS,  le teuton, le fridolin, tête carrée
Apparitions : n°1,9,12,15,20,32,66,69,77,82,87,90,102,110,113,122,124,130,133,135,136,144,150,159,162...

PATRICIA ROWLAND : Américaine, professeur en archéologie de l’Université de Yale.
Dès qu’elle a besoin de lui, Mister No, e
kruger.jpgn bon chevalier servant, accourt.
Apparitions : numéros 15, 72, 122, 135, 167

SERGENT ULYSSES BORROSCO : Officier de police de Manaus, bête noire de Mister No (ici, la référence au sergent Garcia de Zorro est évidente)
Apparitions : numéros 1,10,12,19,20, 66,150

PHIL MULLIGAN : Détective privé new-yorkais, fidèle ami de Mister No qui l’aide beaucoup, même de loin ! A participé à la guerre du pacifique aux cotés de Mister No.
Apparitions : numéros 30, 53, 88, 94, 105

PAULO ADOLFO : Il tient le bar favori de Mister No à Manaus (n°15,79,130).

DELIA NORRIS : Elle travaille pour la CIA ; c’est la reine des embobineuses : à chaque fois elle parvient à manipuler notre héros ! (n°35,59,120)

GREGORIO est mécano à l’aéroport de Bogota (n°38,40)

LES FEMMES ET MISTER NO


Mister No est un séducteur, les femmes sont donc très présentes dans ses aventures et ont souvent un rôle important, même s’il faut attendre le n° 15 et l’arrivée de Patricia Rowland pour découvrir un personnage féminin vraiment intéressant!
On notera que notre héros, parfait misogyne, perd tous ses moyens dès que le mot mariage est prononcé (n°8,19,66)  s'exclamant même : « Si un jour, pareille calamité devait m’accabler, j’aime autant ne pas epatricia.jpgn connaître à l’avance les atroces péripéties ! » (n°44)

Parmi les plus marquantes, on retiendra Geneviève, chef de la rébellion haïtienne (n°27), Blanche Carradine, une belle garce qui n’a rien à envier aux vamps hollywoodiennes des films noirs de l’époque (n°40) tout comme Jane Hendrix, parfaite illustration de la femme fatale (n°89), Deborah Winter, aviatrice au vocabulaire fort peu châtié, son double au féminin, qu’on retrouve dans deux aventures (n°45,53), Monique Valmont qui connaîtra une fin tragique par amour pour notre héros (n°69), Arhama, indienne qui fut mariée à Mister No ( ! ), et sera tuée par un prétendant éconduit (n°101), Gloria Texeira : celle là, Mister No avait été jusqu’à la demander en mariage ! Hélas, elle aussi finira assassinée (104)(décidément, ses « fiancées » ont toutes intérêt à ce qu’il reste volage !), Louisa Parker, riche héritière démente et homicide (n°123)...Passons sur ses innombrables conquêtes d'un soir....(1)

GALERIE DE PERSONNAGES

Du côté des « bons », citons, parmi les plus marquants Capitâo Raymondo Curisco, cangaceiro (n°3),  Julien Rémy, ancien bagnard français (île du diable)(n°8), Dana Winter, noir américain chanteur de blues (n°15), Stelio, jangadeiro (pécheur) (n°28), Phil Rover, étudiant en zoologie (n°49), Uriarte, détective cocaïnomane, personnage pathétique et attachant, en quête de rédemption (n°60), le Colonel William Connely, mercenaire borgne, personnage  apparemment très inspiré du Colonel Nick Fury des comics Marvel (n°79), Steve Mallory agent du FBI, qui a connu Mister No pendant la guerre mais qui le trahira et mourra en essayant de le tuer (n°92)...
Mister-no-ami-borgne.jpg
On peut mentionner également Fusiwe, chef de la tribu des tukanos (n°17), Camillo Vargas, alias Turax : il se prend pour Akim ! (84), Michael Morgan, dit « Ratso », fils à papa, bègue (105), John Trevor, fana de westerns, dessiné par Disi sous les traits de...Ronald Reagan (n°130). Et tant d'autres (2).
john-trevor.jpg
Dans Mister No, il y a également toute une flopée de méchants qui vaut parfois le détour, souvent des galonnés.
 On retiendra le Colonel Fonseca, riche propriétaire du sertao et Zé Baiano, cangaceiro (n°4), le capitaine Ramos, de la police de Manaus, chef des pirates du fleuve (n°10), Raimondo « Tango » Martinez, caïd mexicain, personnage récurant (n°13, 45), le Colonel Kovacs chef de la police de Port-au-Prince, toxicomane (n°26), Johnny Colombus, dit « Dandy John », maffioso, peut-être un de ses plus redoutables adversaires (n°30), Erik Svenson, athlète olympique, alias le Dieu Jaguar (40), Dega, un bagnard rencontré à l’île du Diable (n°69), Capitan Quebrasco, pirate que Mister No appelle Barbe Noire (n°95), Jackie, blouson noir new-yorkais qui vaudra à Mister Drake bien des déboires (n°88,106), Vadinho Moraes, maffioso brésilien qui tuera sa fiancée (n°102).
jackie.jpg
Pour mémoire, citons aussi :
Hassan, Delvaux et Paco, gangsters marseillais (n°7)
Chino, tueur professionnel (n°30)
Monsehnor, dit O Bispo ( signifie évêque et non chanteur pour midinettes ), faux curé, vraie crapule (n°59,120)
Ira Burns, odieux producteur hollywoodien (n°84)
Peter Wolfe alias Ananga sorte de loup garou de la jungle (n°110)
John Edward Baxter, un méchant à la James Bond (n°113)
Erik Maelstrom, baryton défiguré alias le fantôme de l’opéra (n°118)
Stewart Capra, fils de Franck ( !) et sosie de James...Stewart ( bonjour les hommages au cinéaste de "La vie est belle" et son acteur vedette !)(n°130)
Général Duarte, chef des Gambos rebelles guatémaltèques (n°136)
Et d'autres encore (3)...

LES JURONS PREFERES DE MISTER NO

Accrochez-vous, il y en a une flopée!
Great guns ! (de loin son injure favorite)
Ten thousand devils !
Ten thousand guns !
Thundering guns !
Hell’s guns !
Gaad !
By gummy
By the devil
By thunder
Great guns of Belzébuth !
Jumping jeohoshaphat !
My stars
Great Demon !
Sons of a gun !
Great balls of fire !
Gosh
Damnation
Holly smoke !
Sangue del demonio
Cornes de Mephisto


LES BARS DE MI
paulo-adolfo.jpgSTER NO

Mister No est un buveur invétéré, aussi  bars, troquets et autres estaminets minables et sordides jalonnent-ils ses aventures. Il les appelle ses quartiers généraux. La plupart sont bien évidemment à MANAUS, ville dans laquelle vit Mister No. Ceux qu’il fréquente le plus sont le bar de l’hôtel Amazonas ( notamment parce que l’on y rencontre de riches touristes ) (numéros 1,2,15,61,66,110,118,159) et l’Alvorada, tenu par son ami Paulo Adolfo (n°15,79,98,126,130). On peur y rajouter les établissements suivants: Le Central Bar (9,150), Moreno (9),  Chez Tiago (1) le  Bar Celinia (87), le Bar des sports (87), le arahnhao bar (87), le Bar Dog Milagres (92), L’Orquidea Negro, une boite de nuit(105), Chez Dona Irène, un bar d’entraîneuses (137), L’Eldorado, night club (162). Sinon, il ya aussi le Bar Iemanja’ (28,113) à BELEM et El paraiso de los bededores (le paradis des buveurs) à Guaira (25).
 
LES CHANSONS PREFEREES DE MISTER NO


Lui c’est plutôt
Cole Porter, crooners,  jazz and blues : c’est l’époque (années 50)

Body and soul
When the saints go marching in (qu’il fredonne sans cesse)
I only have eyes for you
I can’t get started (Lester Young)
Chuva chuva
I am in the mood for love
Good night ladies
My darling Clementine (Billie Holliday)
Y go to my head
I can’t get started (Lester Young)
Basin Street Bluesbasin-street.jpg
Un des ses grands classiques s’intitule « Je cherche après Titine. » ( ! )

LES TRIBUS QU’IL A RENCONTREES

Amazonie :

Les plus redoutables sont sans conteste les Jivarjivaros.jpgos, autrement dit les fameux réducteurs de tête (n°38)(une de ses aventures les plus éprouvantes)
Sinon, il y a Les Guaribos (n°1), les Ayamaras (n°2), Les Tukanos (17), les Macus (16), les Aguarunas (39), les Apiraytes (43),  les Aanoamas (76), les Hayateris (76)
Les Tacunas (86), les Chassantes (90), les Os Cabardes (124), les Caripuma
(138), Les Tarianas (154)

Guyane française

Les Bush negroes, descendants d’esclaves noirs et les Oyanas (8)

Paraguay

Les Moros (52)

BIOGRAPHIE (incomplète car il manque tous les épisodes non publiés en France et notamment la période "japonaise" du héros)

Avant guerre, il a participé à de nombreuses courses aériennes (Baltimore, Buffalo, Atlanta)(voir n°45). En 1942-1945, il participe à la guerre du pacifique. Il y rencontre Connely (n°79) et Alan Chambers (88). Août 1942 : bataille de Guadalcanal (94). 24 novembre 1943 : bataille de Tamara (94). Hiver 1943, il est envoyé à la division 36A du 11ème corps des USA en Italie, au cours de la bataille de Monte Cassino (20 Janvier 1944) puis il est basé à Rome au printemps 1944 (167,168). 1944 : il est pilote de chasse,dans la 59ème escadrille de l’USAF sous le grade de lieutenant, basé à San Manuel dans les Philippines. En octobre 1944, il est rétrogradé simple fantassin à la 31ème division d’infanterie dans les jungles du pacifique
(Philippines) En Birmanie il rencontre avec Marc Collins qui lui sauve la vie (26). On le signale au Japon, en Thaïlande (Bangkok)(138).Blessé à l’abdomen (obus), il est soigné à Atlantic City (USA).
En 1945, il est démobilisé. Il rejoint son ami Steve Mallory à Positano, en Italie (92) puis à Capri (94).
1945-1949 : il s'offre une virée à travers les USA: Californie (pendant la période beatnik), Basin Street (Nouvelle-Orléans), New York (87)
Octobre-Février 1949 il séjourne à Greenwich Village (New York) où il retrouve son ami Chambers (87)
chambers.jpg
En février 1949, il devient moniteur de ski à Aspen dans le Colorado (87)
Fin 1949 (période du nouvel an chinois), il est de retour à New York (Brooklyn, Harlem...). Il y rencontre Ratso (106).
1950 : Mexican Hat, en Arizona (130)
1950 : Séoul (guerre de Corée)
Après 1950, il émigre au Brésil comme pilote et guide pour touristes.
Eté 1952, il se livre à une grande activité de débauche à Manaus, Brésil (9)
Avril 1953, il rencontre Arcady, le cosmonaute russe, dans la jungle d’Amazonie (134)
Juillet 1953 : il participe à la réouverture de l’opéra de Manaus (118)
Eté 1953 : l’affaire des pirates du fleuve, Manaus (9-10)
En 1954, il embarque comme guide sur le « Merci Dieu » pour une croisière dans les petites Antilles (Trinitad, Fort de France, Cuba)...

LES PHRASES CULTES

PROPOS D’IVROGNE (du Audiard, quasiment!)

« Mettre en pièces détachées vos cafetières, mandibules et côtelettes, je m’en tamponne le coquillard, mais casser une bouteille de précieux cognac, c’est là un péché mortel que je ne me pardonnerais jamais ! » (n°1)

« Ne touchez pas ! Laissez-moi le plaisir de la déboucher ! Avec ce genre de quille, le débouchage est un rite solennellement exquis où le bouchon sort en apothéose ! » (13)

« Ecoute bien, tranche de lard à deux pattes ! un buveur de ma classe, ça peut même se rincer la glotte au pétrole quand il est vraiment assoiffé ! » (15)

« Quand donc inventera-t-on la bouteille pipeline dont on ne voit jamais le fond ? » ( 110 )

_mister-no.jpgPROPOS MYSOGINES

« Quel tempérament ! Le genre Cléopâtre avec un poil de Sémiramis et un rien de Nini-patte en l’air ! » (15)

« Une vraie femelle celle-là avec des griffes comme en ont toutes les femelles de la terre » (39)


PROPOS PHILOSOPHIQUES

« De toute manière, même si on se fait des ronds de jambe au lieu de s’envoyer des obus à travers la poire (...) le monde dit civilisé me sort des yeux » (2)

« Je suis un tordu qui a une bulle coincée quelque part dans les méninges. » (2)

« Pour survivre, j’ai du me laisser aller à un certain nombre de compromissions (...) mais (...) je me fiche éperdument de l’argent, de ses servitudes, de ses fausses grandeurs, des saloperies qu’il exige » (42)

PROPOS ECOLOS (Mister No, bien en avance sur son temps est le premie
mister-no-amazonie.jpgr héros écolo!)

« Je suis sordidement égoïste ! J’aime le monde où je vis...et j’ai une frousse noire que quelque super-technicien ne le détruise ! » (43)

PROPOS COLEREUX

« J’ai dit non et quand je dis non, c’est non ! » (2)

« La peste vous fasse des naseaux comme ceux d’un hippopotame ! » (8)

« Que la peste lui gonfle le nombril comme un potiron ! » (13)

« Qu’il te sorte des rouleaux de barbelés des trous de nez, peau de saucisse ! » (37)

« Je ne sais pas si c’est plus écœurant de revoir ta sale bouille ou nager dans la gomina de tes compliments de perruquier en faillite » (45)

 « Je m’en bats l’œil et le mollet ! » (57)

« Le diable t’emporte la bouche ouverte avec plein de rats dedans, gros bouffi » (88)

PROPOS HUMORISTIQUES

« J’ai investi mes derniers millions de dollars dans une usine de chasse-neige que j’ai implantée en république centre africaine. » (4)

« C’est une espèce d’armoire à six portes, avec des poings à te transformer un mammouth en crêpe bretonne ! » (32)

REFERENCES CINEMATOGRAPHIQUES ET AUTRES
 
Le récit du numéro 66 (uranium volé) ressemble à un épisode de MAGNUM où ce dernier plonge également au fond de la mer pour récupérer de l’uranium dérobé (simple coïncidence ?). La couverture du même n°66 où Mister No est pourchassé par un avion évoque bien évidemment le film d'Hitchcok "La mort aux trousses"!
mister-no-la-mort-aux-trousse.jpg
Lorsque des bandits veulent précipiter Mister No, inconscient à bord d’une voiture, au fond d’un ravin, on pense à une scène analogue au début du film "La mort aux trousses "d’Alfred Hitchcock (107)

Dans le numéro 109, la course de voitures avec les blousons noirs évoque une fameuse scène analogue de "La Fureur de vivre" avec James Dean.

L’épisode qui commence au numéro 118 est une resucée du "Fantôme de l’opéra".

L’épisode sur la télékinésie qui commence au numéro 128 est visiblement inspiré du film "Furie" avec Kirk Douglas et peut-être de Carrie, de De Palma.

L’épisode qui débute au numéro 130 est un pur délire de scénariste : une histoire complètement invraisemblable, avec moult hommages et clins d’œil, notamment aux westerns de John Ford, à des films de SF tel "Mondwest "où Yul Brunner joue le rôle d’un robot et même à Agatha Christie, et une flopée de jeux de mots, notamment sur les patronymes des protagonistes ; d’ailleurs aucun des amis de Mister No auxquels il raconte cet épisode de son passé n’en croit un mot, et lui même finit par douter de ses propres dires !

Ce ne sont là que quelques exemples tant les références sont nombreuses!

SUR LES TRACES DE MISTER NO


Très difficile à suivre, notre héros, et en plus il a un avion !

BRESIL

Manaus : c’est là où habite notre héros (la ville apparaît dès lors dans de très nombreux épisodes, notamment les prologues)
Belem (6,28)
Rio Taffé (1)
Fleuve Urucu (3)
Salvador de Bahia (4)
Le sertao (4)
Rio Padarevi (15)
Barcelos (21)
Haut Demini, Salto dos anjos (22)

Fortaleza (28)
Pecem (28)
Aracaju (59)
Santarem (59,120)
Port de Manicoré (84)
Rio de Janeiro (72)
Ile de Banamal (90)
Sao Paulo (104)
Chutes de l’Iguaça ‘104)
Cachoero (121)

Porto Vehlo (137)misterno-ss-paroles.jpg

GUYANE FRANCAISE

Saint Laurent de Maroni (7)
 
GUYANE ANGLAISE

Georgetown (53)

EQUATEUR

Quito (12,37,79)

VENEZUELA

Caracas (26)
Ciudad bolivar (32)
Monts guaniamo (32)
Playa azul (33)
Haut Orénoque (21)
Paolo Blanco (98)

HAITI

Port au prince (26,142)

ARGENTINE

Buenos Aires (35)
Pampa septentrionale (83)

COLOMBIE

Bogota (36,40,60)
Rio yuquipa (37)
Florencia (56)
Aracuara (60)
Neiva, dans les Andes colombiennes

MEXIQUE

Acapulco (44,81)
Mexico (45)
Oxaca (45)

PARAGUAY

Concepcion (51)

PEROU

Iquito (79)
Cuzco (115)
Machu Pichu (115)

PANAMA (80)

CHILI

Ile de Pâques (72)
Désert d’Atacama (125)

REPUBLIQUE DE TARAQUILLA
Tamaco (68)
L’île du Diable (69)

GUATEMALA

Guatemala (135)
Cindao Florès (135)

 LES CARAIBES


Basseterre (St Kits)(94)

CUBA

Santiago (142)
La Havane (142)

TRINITE ET TOBAGO

Port of Spain (141)

ANTARCTIQUE : POLE SUD (113)
mister-no-pub.jpg

Fabrice Castanet

(1) Miranda Cordeiro, brésilienne (n°6)
Catherine Rémy, française (8)
Aurélia et Béatriz, petites amies occasionnelles (10)
Brenda Stone, new-yorkaise (19)
Eliana Gerson et Célia (32)
Cristina Galindo (32)
Beatriz (36)
Madalena Machado, journaliste (49)
Isabel (59)
Eva Daven, hôtesse de l’air au décolleté ravageur (67)
Alejandra Carranga (79)
Suzanne Stevens, actrice sur le retour (84)
Anita Warren, chanteuse (88)
Georgina, brésilienne (92)
Molly (94)
Zelda Burnett (95)
Carmensa Cohelo (105)
Isaura, diseuse de bonne aventure (110)
Abigail Wolfe (110)
Alison Perkins (115)
Maria Arghidas, célèbre cantatrice (118)
Claire et Louise Trévor (130)
Lana Gibson (141)
Adelina et Evelina, deux vieilles filles plus redoutables que l’enfer (141)
Miranda (147)
Brenda loode (150)
Nadia, photographe (159)


(2) On peut mentionner également :
Le Professeur Warren, archéologue (n°15)
Fusiwe, chef de la tribu des tukanos (17)
Rosario, résistant haïtien, taxi (26)
Mister Murphy, touriste américain (28)
Carlos Gomez (33)
Thomas Texeira, suicidaire (36)
Nicholson, ingénieur (40)
Jussaro, agent secret (55)
Capitao Vargas, commandant de bord (55)
William Murdock, antiquaire (37)
Professeur Bishop (40)
Senor Carillo, rancher colombien (40)
Randolph Starck, entrepreneur (48)
Sanders (51)
 Lopez (53)
Mister Cubillas (56)
Sénateur Redford (61)
Carlos Caldero, homme d’affaires (64)
Moreno, bagnard, ami de Mister No (69)
Ramon, gaucho (83)
Colonel Camargo (84)
Al Castle, scénariste ivrogne (84)
Walker, acteur puant (84)
Mike Tsalkis, hôtelier grec au sale caractère (84)
Camillo Vargas, alias Turax : il se prend pour Zembla (84)
Alan Chambers, ranger (88)
Jim Ellis, shérif d’Aspen (89)
Capitao Gamboa, chef de la police de Manaus (90)
Sarracino (93)
Santiago Arias (97)
Mukupu, guide indien (98)
Commissaire Texeira, police criminelle (102)
Michael Morgan, dit « Ratso », fils à papa, bègue (105)
Moacir Fuentes, pilote (113)
Le profeseur Perkins et son assistant Jim Johnson, archéologues (115)
Frère Rafael, moine franciscain qui a des visions (115)
Olinto Righeti, baryton amateur (118)
Wolfgang Hauser, chef d’orchestre (118)
Lizardo, ténor (118)
Caetano Limoes,journaliste brésilien (118)
Capitaine De Andrade, policier (119)
Kojo, vieil indien (119)
Patrick Moore, professeur en physique (120)
Docteur Moraes (124)
Professeur Laroux, psychiatre (124)
Joseph Parker, riche homme d’affaires (126)
Erasmus, chef de la CIA (128)
Francisco Cabral, métis aux pouvoirs de télékinésie (128)
Le shérif Ford (130)
John Trevor, fana de westerns, dessiné par Disi sous les traits de Ronald Reagan (130)
Sam Hokahei, amérindien (130)
Oscar Lunig (137)
John Riley, dousx dingue, sosie de Groucho (137)
Almeida, enquêteur d’assurances (138)
Sailer, le roi des « râteaux » (141)
Professeur Alex Titius, paléontologue (144)
Sanford (157)
Jan Emmen, milliardaire hollandais (159)
De Meers (159)

(3) Sam Tucker et Clark Jakson, voleurs de diamants, américains (n°1)
Hassan, Delvaux et Paco, gangsters marseillais (7)
Francis Stone, américain, trafiquant de drogue (19)
Colonel Hassler, allemand, biologiste (20)
Brian Loger, américain, tueur professionnel (13)
Johnny Ricardo, truand (13)
Arthur, étudiant en archéologie, pilleur de tombes (17)
Dick Ramoso, Franz Keller et Tony Caruso, braqueurs de fonds (24)
Chino, tueur professionnel (30)
Hugo Brandao, détective privé de scrupules surtout (32)
Senor Galindo, riche vénézuélien (32)
El loco (36)
Daniel Murdock et Jorge Pecera dont les têtes finiront en modèle réduit ! (38)
Nolan (43)
Selkirk, chimiste (43)
Bosco, contrebandier (55)
Monsehnor, dit O Bispo (évêque), faux curé, vraie crapule (59,120)
Hans Martin et Hernan, trafiquants d’héroïne (60)
Antonio Sandao (66)
Pacomo Fuentes (73)
Alonso Manero, éleveur et tueur à gages argentin (82)
Ira Burns, odieux producteur hollywoodien (84)
Carlos Rodriguez (87)
Jim Crosssman, agent de la CIA (90)
Général Leitao des services secrets brésiliens (90)
Dr Gaetano Angiolillo , maffioso (92)
Cabildo, Julio et Blas, trois pieds nickelés (97)
Prospero Sombra, maffioso (103)
Franck Masulli, maffioso new-yorkais (108)
Lombard, son bras droit (108)
Peter Wolfe alias Ananga sorte de loup garou de la jungle (110)
John Edward Baxter, un méchant à la James Bond (113)
Trump, petit malfrat (115)
Erik Maelstrom, baryton défiguré alias le fantôme de l’opéra (118)
Stewart Capra, fils de Franck ( !) et sosie de James...Stewart ( !)(130)
Général Duarte, chef des Gambos rebelles guatémaltèques (136)
Milton Galvao et Freitas (137)
Meyer, gangster (141)
Big Bag, crapule (144)

tags : mister no, sergio bonell, jerry drake, fumetti, guido nolita, roberto diso
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Published by Fabrice Castanet - dans Fumetti
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 16:29
Okylaidou (Croc) est un savant un peu fou aidé dans ses expériences par son ours gourmand et costaud Ka-O (Kappao). Souvent, les deux amis affrontent leur ennemi, Neutron Kobra.
okylaidou-color.jpg
Cette gentille bande fit les beaux jours du pocket "Jim Taureau" de 1959 à 1966 et fit son appartion dans "Pépito" en 1961. Croc e Kappao a été imaginée pour l'éditeur Alpe dans les revues "Cucciolo" et "Tiramolla" par l'italien Guisepe Perego (texte d'Andrea Lavezzolo), dessinateur déjà présent dans "Pépito" avec plusieurs bandes comme Buffalo Boule, Les trois lapins ou Loupineau.

Fabrice Castanet


INDEX
Pépito

n°167:?
n°169 : Ka-O K.O...
n°181 : Le combustible atomique
n°194-5 : Ka-O contre O-Ka
okylaidou-case1.jpg
208 : Ka-O en 293
n°217-218 : La guitare aux ultra-sons
Pépito Magazine
n°14 : La haine glaciale (12/1960)
n°16  L'anti-bombe (06/1961)
Pépito Magazine 2e série
n°12 : Dr Miracle (10/1962)
n°16 : Mets tes lunettes, l'arbitre!
Monty 2 série (1960) :
n°20 : Congrès de squaws

Jim Taureau
n°11: Okylaidoux contre Kobra (02/1959)

n°12 : La machine à stopper les Bateaux

n°13 : La fusée faiseuse de flotte
n°14 : Le papillonosphère
n°15 : Le canon électromagnétique
n°16 : Le cyclamen jaune

n°17 : Le tournesol géant
n°18 : L'écosspetitpois
n°21: La souris...lion!
n°23 : le chat terrible75665da77a651b90f11c756ffd5e37a0_small.jpg
n°27 : Destination Lune!
n°33 : Ka-O chez les Bouff-tou!
n°34 : Ka-O inventeur
n°35: Le fouineur pifométrique

n°36 : Le fouineur pifométrique

n°37 : Le nounours invisible
n°38 : KaO boude le savon
n°39 : Une invention inutile
n°40 : Les deux robots
n°41 : Le torpilleur torpillé
n°42 : Un ours...bien léché

n°43 : Une sombre machination

n°45 : Le "Capturovol"
n°46 : L'ultra-sonate en ultra mi-mineur
n°47 : Le radar ourson
n°48 : L'honnêtetine
n°54 : Un chaleur...polaire
n°56 : Vente à crédit...surprises!
n°57 : L'oeuf de Noël
n°58 : Kobra encore perdant

n°68-69 : Les poires empoisonnées
n°75 : Lolo synthétique
n°85 : Le coquelicot bleu
n°87 : La camomille foudroyante

n°88 : Ka-O fait la grève
n°89: La ville-laboratoire
n°90 : La poulmorue 

n°94 : Le cuistot chinois (01/1966)


Bibliographie : Hop n°132


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Published by Fabrice Castanet - dans Fumetti
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 15:30

Bimbo (SNPI)

BIMBO est une revue mensuelle de l'éditeur SNPI, dirigé par Jean Chapelle, spécialisé dans la BD pour la jeunesse dans les années 50 à 70. La revue dans sa première série dura  21 numéros de juin 1954 à février 1956. Les couvertures reprenaient pour la plupart des dessins de l'artiste milanais Nicola del Principe, le rédacteur en chef étant le dessinateur André Oulié, "associé" de Chapelle.
 

Le contenu était principalement composé de bandes italiennes de l'éditeur italien Renato Bianconi, qui avait créé un univers animalier assez proche de celui de Disney, très populaire en Italie, à commencer par le héros en titre, Bimbo (qui s'appelera plus tard Troto) de son nom d'origine Trottolino qui fut  la toute première vedette de l’éditeur italien tour à tour illustré par Rebuffi,(textes de Renzi) Nicola del Principe (et son studio), G.B. Carpi, Franco Oneta, Tiberio Colantuoni, parfois sur des textes d’Alberico Motta ou encore Michele Gazzarri.

Bimbo, est un animal « humanisé » assez curieux (espèce et race à déterminer !...sans doute un écureuil même si son nom signifie littéralement diablotin). Il occupe mille métiers, affronte toutes sortes de péripéties aventuro-humoristiques souvent aux côtés d’autres personnages de Bianconi comme l’étrange extraterrestre Piopok, venu de la 3ème dimension (tout comme son neveu Trik trok), assez proche en cela d’Iga Biva, le compagnon de Mickey Mouse, le chien parlant Sammy,  plus tard traduit en Chip ou Gogo et le canard Papy Papero, un clone (mal) assumé de Donald Duck, imaginé en 1952  par Luciano Bottaro, le papa de Pépito, sur l'insistance de Bianconi.


Bimbo affronte la plupart du temps Pierrot le Dur 
(Jack Bull), son "Pat Hibulaire" à lui et son neveu Petit Pierre ou Petit Pierrot.

Comme Donald Duck, il a aussi son oncle milliardaire et avare, Bambineau (Zio Trottolone), créé en 1954 par Del Principe (sa première apparition semble avoir été publiée en France sous le titre « L’oncle distrait » dans le petit format "Bimbo" n°11 en avril 1955). Son nom est parfois traduit en Monsieur Grossous, Oncle Eustache ou encore Grigousset : lui aussi vivra ses propres aventures.

A noter qu’un spin-off de la série existe, nous proposant les aventures de Bimbo au Far-West.

Trottolino a été imaginé en 1952 par Rebuffi peut-être sous le pseudonyme d’O’Layne, une signature que l'on retrouve parfois à cette époque (cependant certaines encyclopédies attribuent sa paternité à G.B Carpi) dans la revue homonyme "Trottolino"  (1) qui est le premier titre édité par Bianconi (425 numéros) mais son principal dessinateur (celui qui lui donna sa forme définitive) devient rapidement Nicola del Principe; il a également été publié dans la reveu "Soldino" jusqu’en 1990.

En France, Bimbo et ses amis sont publiés dans de nombreux titres de Chapelle, d'abord à la SNPI puis SFPI, etc. : "Bimbo", "Bimbo Spécial", "Bimbo Nouvelle Série"  jusqu’en 1972 puis "Troto", "Nico Poche", "Dodu Poche", "Propser", "Tartine Poche", "Félix le Chat Poche"....Plus tard, on le retrouve brièvement dans "Gogo Géant" des éditions du Château (Gogo s'avérant alors la nouvelle traduction du nom du chien de Troto !).

 


 

Un petit récapitulatif (non exhaustif sans doute) des séries rencntrées dans cette première formule du petit format "Bimbo":
Atomic Mouse par Al Fago
Bimbo
Bricolo et Jeannot par Franco Aloisi
Chuck
invento
Joe Belote par Giulio Chierchini, Ernesto Piccardo
Jolimoi et Pivert

(1) Bibliographie du Trottolino italien

 

TROTTOLINO
Collana Trottolino, via Laurana 6, Milano
dir. resp.: Giovanni Duga
mensile libretto 64 pp 2+1 + cop 4+1 pm L. 70
numerazione annuale
distr.: Messaggerie Italiane
49 numeri, dal n. 1°/1 (dicembre 1952) al n. 5°/12 (dicembre 1956)
Trottolino in vacanza
racc. con 3 nn. di “Trottolino” (estate 1953, L. 150)

TROTTOLINO STRENNA
Trottolino e la "enne" dimensione
n. speciale, suppl. a Trottolino n. 12 (dic.54)
albo cm 18,5x25,6 36 pp 4+1 + cop 4+1 pm L. 100
con Geppo (prima apparizione); Trottolino, Sammy, Piopok (prima apparizione); Pik e Pok, etc.

TROTTOLINO
ed.: Il ponte, viale F. Testi 1, Milano
quindicinale
libretto cm 12,4x17,5 96 pp bn + cop 4c dq L. 100
numerazione annuale
almeno dal n. [1°]/1 (gennaio 1957) al n. [4°]/8 (20 aprile 1960)

TROTTOLINO
ed.: Bianconi, via F. Testi 1 / via M.te Nevoso 17 / via Gozzano 3 / via Giacosa 9, Milano
dir. resp.: Renato Bianconi
distr.: ADIS (1960-61); SoDiP
quattordicinale
cm 12,2x18 96 pp bn/2c/4c + cop 4+1 dq L. 100
14 numeri, dal n. 1 (17 giugno 1960) al n. 14 (16 dicembre 1960)
mensile
cm 12,5x18,4 80 pp 4+1 + cop 4+1 dq L. 100
11 numeri, dal n. 15 (gennaio 1961) al n. 25 (1961) almeno
prosegue con numerazione annuale
cm 12,5x18,4 80 pp 4+1 + cop dq L. 100 L. 120
almeno dal n. 1 (1963) al n. 12 (dicembre 1969)
nuova serie mensile
cm 13x19 64 pp 4c/bn + cop 4+1 dq L. 150
60 numeri, dal n. 1°/1 (gennaio 1970) al n. 5°/12 (dicembre 1974)

Trottolino Speciale
suppl. a TROTTOLINO
cm 13x18,6 4c/bn + cop 4+1 dq
n. [1]: 96 pp L. 200
n. [2]: 128 pp L. 300
2 numeri, n. [1] (suppl. al n. 12, dic.73)
e n. [2] (suppl. al n. 7, lug.74)

TROTTOLINO
Grafica Editoriale Metro, p.le Loreto 9 / via Deledda 2, Milano
dir. resp.: Rosalia Guccione
mensile cm 13x18,8 96/112 pp 4+1 + cop 4+1 L. 350 a L. 800
numerazione continua
94 numeri, dal n. 1 (gennaio 1975) al n. 94 (ottobre 1982)

Trottolino Speciale
suppl. annuale; libretto 160 pp (3 a 6) 144 pp (7 a 10)
4c/bn + cop 4+1 dq L. 350 a L. 800
8 numeri, dal n. [3] (luglio 1975) al n. [10] (luglio 1982)
[3]. suppl. al n. 7 (lug.75); [4]. al n. 19 (lug.76); [5]. al n. 31 (lug.77); [6]. al n. 43 (lug.78); [7]. al n. 55 (lug.79); [8]. al n. 67 (lug.80); [9]. al n. 79 (lug.81); [10]. al n. 91 (lug.82)
NOTA
Continua con la testata SPECIALE TROTTOLINO e periodicità molto diradata almeno fino al n. 120 (agosto 1990)
Gran Trottolino
raccolta, suppl. a Trottolino
14 numeri, dal n. 1 (luglio 1980) al n. 14 (febbraio 1983)

SUPER TROTTOLINO
suppl. mensile a Trottolino, Edizioni Bianconi
cm 12,5x18 128 pp (64 pp bn + 64 pp 4+1) 160 pp (80+80) + cop 4+1 dq, L. 150 etc.
almeno 98 numeri, dal n. 1 (maggio 1960) al n. 98 (giugno 1968)
1960: 1 a 8; 1961: 9 a 20; 1962: 21 a 32; 1963: 33 a 44; 1964: 45 a 56; 1965: 57 a 68; 1966: 69 a 80; 1967: 81 a 92; 1968: 93 a 98
nuova serie
???, dal 1969 al 1972
nuova serie, dal 1973 al 1978
Edizioni Bianconi; Metro
cm 12.7x19 128 pp 4c/bn + cop 4+1 dq, da L. 300
67 numeri, dal n. 1 (febbraio 1973) al n. 67 (agosto 1978)
1973: 1 a 11; 1974: 12 a 23; 1975: 24 a 35; 1976: 36 a 47; 1977: 48 a 59; 1978: 60 a 67

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Published by Fabrice Castanet - dans Funny Animals
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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 17:50

Fabrice Castanet : Bonjour, M Sandro Dossi. J'ai découvert vos dessins dans les pages des BD de mon enfance où se cotoyaient des personnages comme Dodu (Geppo), Popeye (Braccio di Ferro), Nonna Abelarda  (Tartine), Kiko ou encore Félix le chat : c'était dans les années 70. Ces petites BD ont depuis disparu des librairies, hélas.
dossi-wow.jpg
Sandro Dossi : Je suis ravi d'avoir dessiné des personnages qui ont fait partie de votre enfance et de vous avoir ainsi procuré du plaisir. Désormais,  ils ne sont hélas plus que des souvenirs pour les fans nostalgiques, n'étant plus disponibles à la vente !

Vous êtes né le 16 mai 1944 à Monza, en Italie : quelle fut votre enfance au sortir de l'après-guerre? dossi2.jpgQuels fumetti, quels héros de BD vous ont alors marqué?

Mon enfance a été heureuse. J'ai grandi près du circuit de Monza et  je me souviens encore du bruit de l'ambulance transportant le corps du coureur automobile Alberto Ascari, qui est décédé alors qu'il testait une Ferrari, nous étions en 1955. J'ai toujours été attiré par le dessin et suis devenu dingue de ce que Barks dessinait dans “Topolino”. Je lisais le “Corriere dei Piccoli” et j'aimais beaucoup les livres d'aventure. Jules Verne fut mon auteur favori et j'essayais d'illustrer ce qui m'avait le plus frappé dans ses histoires!

Quelle fut votre scolarité? D'après certaines sources votre premier emploi fut pour une agence de publicité  : c'est là-bas que vous avez rencontré Sangalli, né lui aussi à Monza, quelques années avant vous, semble-t-il. Vous vous connaissiez déjà?geppo-planche-vi.jpg

Après l'école, j'ai étudié à l'Institut Artistique de Monza, à la Villa Reale, tout en travaillant dans une petite agence de publicité, le studio Trivulzio. Mais ma passion était la bande dessinée! J'avais 17 ans et c'est à ce moment que j'ai été mis en contact par un ami de la famille avec le dessinateur Pierluigi Sangalli quioc32-tav315.jpg avait démarré son activité deux ans auparavant : j'ai perdu la tête ... .. J'ai quitté l'école et j'ai rejoint Pierluigi où j'ai commencé à réaliser mon «rêve» en encrant ses dessins, faisant maintenant partie du clan  "Bianconi".

De 1967 à 1996, vous travaillez alors pour Renato Bianconi (Metro)

J'ai officiellement commencé chez l'éditeur Bianconi en 1964 par quelques dessins dans des livres de l'éditeur et puis surtout par ma première histoire de Félix le chat (1) ! Ensuite, j'ai continué de dessiner pendant plus de 35 ans les personnages de Popeye (2), Dodu (3), Merlin (4), Eugene (5), Kiko (6), Tom & Jerry (7).... A cette époque les collaborateurs de Bianconi (venus d'Alpe pour la plupart) étaient de grands noms comme Carpi, Bottaro, Rebuffi, Nicola Del Principe, Floriano Bozzi, Misson, Arias .... des artistes, que j'ai toujours admirés, je vivais mon rêve, je les ai souvent croisés dans les rédmerlotto.jpgactions. J'avais 18 ans en 1962 et tout le monde m'appelait “ le jeunot” et cela jusqu'à la mort du mythique "Renato Bianconi"!

Parlez nous de cet éditeur, un peu mystérieux qui avait débuté chez l'éditeur milanais Alpe et qui avec son "univers" fit concurrence au roi Disney!

Renato Bianconi était un géant doux, très grand et fort. En surface, il semblait de prime abord bourru alors qu'au fond, c'était vraiment une belle personne et, pour moi comme un père! Au départ, il débuta  comme calligraphe (celui qui écrit les paroles dans les bulles) pour l'éditeur milanais Alpe et après avoir appris le métier, il s'est courageusement lancé, devenant rédacteur en chef! Lorsque je parle de lui, je m'excite ... Je lui dois tant!

Pour Bianconi, vous multipliez les planches sur Popeye, Geppo, Félix, Tom et Jerry... Quels autres personnages y avez vous dessinés?  Les scénarios étaient parfois signés par votre épouse, Loredana. Je suppose que Motta ou d'autres en ont aussi écrit ou vous-même?satan-par-dossi-copie-1.jpg

Au début, j'ai desssiné sur des scripts d'Alberico Motta, puis j'ai commencé à écrire des scénarios avec l'aide de ma femme qui est la soeur de Motta, lui-même, le "maître" de Sangalli.

Avez-vous créé, inventé des personnages?

Bianconi préférait que ses dessinateurs exploitent des personnages sous copyright. En 1973, les droits de Pinocchio ont expiré et avec Alberico Motta et Pierluigi Sangalli nous avons eu l'idée d'une publication de ce personnage. Bianconi a accepté avec enthousiasme. Le premier dessinateur à définir les caractéristiques du personnage a été Tiberio Colantuoni, puis chacun oc18-tav446.jpgde nous l'a adapté à notre style.

Vous rejoignez If en 1980, à l'initiative de votre ami et agent Gianni Bono : là encore, vous dessinez de nombreuses planches des héros Disney dont Paperinik (Fantomiald).

Dans les années 80, les éditions Bianconi ont commencé à décliner. J'ai alors rejoint le staff de Gianni Bono et j'ai dessiné des personnages Disney jusqu'en 2006 soit plus de 200 histoires à ce jour (Mickey Mouse, Donald Duck, Fantomiald ... ..).

Vous avez aussi dessiné des albums d’autocollants avec Caliméro, la famille Smiley et Peter Cottontail et des jeux pour Epierre (Supergames, Enigmistica & Quiz) et Prezzemolo (mascotte de Gardaland) pour Gaghi Editore. Pour De Agostini, vous avez illustré Los Pappagallos et Orsetti pour Ferrero. Je ne connais paseugene.jpg ces travaux : pouvez vous en dire plus?

Los Pappagallos et les Ours ont été des livres publicitaires (vendus en kiosques) pour Ferrero contenant plusieurs bandes dessinées, des illustrations, etc.

De 1991 à 1993,pour le Corriere dei Piccoli et Rizzoli vous adaptez encore des personnages de dessin animé (de la Warner Bros) comme Wile E. Coyote mais aussi La Panthère Rose, Les Pierrafeu (The Flintstones). S'agissait-il de comic strips? La publication dans un journal devait être différente de ce que vous aviez connu jusque là, non?

Habitué à adapter mon style aux personnages sous copyright, je n'avais aucune difficulté à coopérer avec le “Corriere dei Piccoli” sous le pseudonyme de Sidos (anagramme de Dossi) : j'y ai dessiné tous les personnages de la Warner, c'était dans les années 90. The Pink Panther a été conçu pour un album intitulé "I Paperotti", tandis que les Pierrafeu étaient publiés dans un quotidipeter-contatail.jpgen économique "Il Sole 24 Ore" et pour un album à l'occasion de l'entrée en vigueur de l'Euro pour une banque d'Emilia Romagna. Toujours pour l'arrivée de l'Euro, j'ai imaginé pour Panini un personnage appelé Eurillo (un cricket) qui fut édité dans deux albums. J'ai même réalisé quelques illustrations des Schtroumpfs pour Mondadori (“La cuisine des Schtroumpfs”), j'ai adapté Calimero Topo Gigio (pour FPM) qui sont des personnages très appréciés par les enfants (1991-1994), Prezzemolo, la famille Smiley et j'ai aussi fait des albums avec Peter Cottontail et Frosty (qui sont des personnages secondaires de la Warner). En 1991, j'ai fait plusieurs récits d'Élastoc (Tirammolla) dans "Nuovo Tirammolla" des éditions Vallardi. J'ai travaillé pour G. Baby (années 2000), les Editions Paoline (2000) sur d'autres personnages de la Warner comme Svicolone, Sylvester, Tom & Jerry, Huckleberry Hound, Gorilla Magilla, Inky et Dinky, Speedy Gonzales ....wil-e-coyote.jpg
À l'heure actuelle, avec la crise qui sévit dans le milieu de la BD, je profite de mon expérience passée chez Epierre (SuperGames, Enigmistica Quiz) pour proposer des collaborations à il Corrier Enigmistica (RCS Periodici) et d'autres revues dans ce domaine (rébus, gags, énigmes).

 Quels sont vos travaux actuels, vos projets?

J'ai récemment publié une nouvelle version de Geppo "Inferno 2000" avec Andrea Leggeri.geppo-2000.jpg
Pour WOW, au Musée de la Bande Dessinée de Milan, inauguré en avril dernier, je réalise deux albums, le premier sur Giocchi Dimenticati et l'autre sur le Circuit de Monza. Pour l'instant ce sont mes projets immédiats.

Avez-vous des "hobbies"? Peignez-vous, par exemple?

Dans le passé, j'ai joué au tennis, fait de la peinture. Maintenant, je me contente de lire (tout m'intéresse) et d'écouter de la musique de tous les genres. Pendant des années, j'ai songé à reprendre la peinture...mais je ne l'ai jamais fait!

Avez-vous jamais dessiné des personnages réalistes? Cela vous a t-il tenté?

À mes débuts, j'ai essayé de dessiner une histoire de l'Ouest par hobby, mais après les premiers résultats décevants, j'ai décidé que mon parcours serait la bande dessinée humoristique !

Revoyez-vous toujours vos amis et collaborateurs de l'époque Bianconi?
bianconi-persos.jpg
Je vois souvent mes amis Alberico et Pierluigi,et il y a deux ans, nous avons fait le tour de la Lombardie avec une exposition itinérante, reprenant tous les personnages de Bianconi, avec la colaboration des municipalités et des écoles ! La dernière exposition, la plus importante de toutes ces dernières années, a été organisée au Val D'Aoste à Châtillon, au château d'Ussel, et a duré quatre mois.
La région qui est bilingue a créé un catalogue et un album de vignettes des personnages de Bianconi, y compris en langue française !

Merci, Monsieur Dossi.frosty.jpg

Fabrice Castanet, mai 2011.

(1)  Le personnage de Félix le chat a été créé en 1919 aux USA dans le dessin animé « Feline Follies » puis adapté en BD dès 1923 aux USA. Une version italienne (Gatto Felix) est proposée par
les éditions Renato Bianconi qui proposent des épisodes inédits de ce personnage illustrés par Sandro Dossi, Alberico Motta, Luciano Gatto, Chierchini, Pier Luigi Sangalli, Umberto Manfrin, Michele Gazzari (textes), Mario Sbattella, Bruno Marraffa dans la revue "Soldino" et dans son propre titre à partir de 1962 (296 numéros). Dans les épisodes italiens, Félix est un petit chat noir avec une queue en point d’interrogation qui évolue dans un monde humanisé, entouré de ses neveux Tiki et Toko (Inki e Dinki), de sa fiancée, Kitty, une jolie chatte blanche et de son meilleur ennemi le chat Patte-Noire, sorte de croisement entre Pat Hibulaire et la Bombarde. Au départ, comme Mickey, il est simplement affublé d’un slip puis peu à peu habillé en être humain. Les épisodes italiens sont publiés en France par la SFPI puis DPE entre 1962 et 1982 (dans Kiko Poche, Félix le chat Poche, Nico poche, etc.) et finalement Greantori.

(2) POPEYE a été créé en 1929 par oc9-tav94.jpgl'américain E.C. Segar dans son strip « Thimble Theatre » (KFS) et, fort de son succès fut adapté en dessin animé par les frères Fleisher entre 1933 et 1957. En Italie, dans les années 60, l'éditeur Renato Bianconi propose des bandes inédites de « Bras de Fer » (Braccio di Ferro) dans son propre mensuel (814 numéros !) et autres titres dessinées par Pier Luigi Sangalli, Sandro Dossi, Alberico Motta, Tiberio Colantuoni, Mario Sbattella et Fedeli, s’inspirant davantage des dessins animés que de l’œuvre originale. Les personnages secondaires vivent par ailleurs leurs propres aventures comme souvent chez Bianconi que ce soit sa fiancée Olive (Olivia), Gontran, Georges, un géant simplet (Grissino), Poupa le "papa" de Popeye (Trinchetto), Timothée le concurrent musclé et sans cervelle de Popeye (Timoteo) et accessoirement factotum de La sorcière des mers (Haggy) ou Mimosa, son fils adoptif (Pisellino). En France, le Popeye "italien" de Bianconi est publié dans les différentes revues de Jean Chapelle comme Captain présente Popeye, Ajax, Félix le chat poche, Dodu Poche, Zorro, etc. Plus tard dans les années 80, d'autres éditeurs prirent le relais comme  Greantori ou les Editions du Château.

(3) DODU (Il Diavolo Geppo) est sans doute la création la plus importante des éditions Bianconi. Dodu, a un problème : il est un diablotin à la cour de Satan, condamné à exercer une mauvaise action par jour mais il est intrinsèquement bon envers le genre humain. Dans cette parodie enfantine de l’enfer de Dante, Geppo s’ébat dans des gags classiques qui parfois mgeppo-cover.jpgettent en lumière les personnages secondaires hauts en couleurs comme sa majesté Satan (Satana), qui enrage devant tant de bonté, le chat pique-assiette et cruel de Satan, Caligula (Caligola), Bélzébuth, le bras droit de Satan, le serpent tentateur Sauveur (Salvatore) et plus tard le fantome Eugène. Geppo a été créé en août 1955 dans le mensuel "Volpetto" par G.B Carpi sur une idée de l’éditeur qui l’avait d’abord proposée à Luciano Bottaro. Il aura ensuite (après un passage par "Soldino") son propre titre de 1961 à 1994 (au moins 399 numéros, entre-temps, il sera édité par Metro). Geppo est dessiné la plupart du temps par le prolifique Pierluigi Sangalli mais aussi Guilio Chierchini, Alberico Motta (texte et/ou dessin), Luciano Gatto entre 1956 et 1960, Agnese Fedeli et Sandro Dossi, tandis qu’Attilio Mazzanti signe quelques textes. Ce petit personnage connaîtra en Italie un incroyable et durable succès, tandis qu'en France, il est publié d’abord sous son nom italien dans Bimbo et Tartine au cours deskiko-poche.jpg années 50-60, Geppo, Bimbo Spécial puis Bimbo-Geppo (1961-68) et rebaptisé Dodu en 1970 dans Dodu poche, Félix le chat (poche), Tartine, Dodu Géant, etc.

(4) Magicus ou Le mage Chicorée (Mago Merlotto) est un magicien inspiré de l’enchanteur Merlin, qui vit dans la forêt, accompagné d’un hibou parlant :il fut créé dans le périodique Geppo  et mis en images par Pierluigi Sangalli, Sandro Dossi, Tiberio Colantuoni et Alberico Motta. En France, la SFPI le publie de façon erratique notamment dans les petits formats Bimbo, Geppo, Kébir Dodu ou Dodu Poche.

(5) Le fantôme EUGENE (Il fantasma Eugenio)  est un fantôme aux préoccupations très terre à terre et qui vit au milieu des êtres humains. Il a été imaginé dans la revue italienne Geppo pour l'éditeur Renato Bianconi en 1963. Dessiné par Sandro Dossi et Pier Luigi Sangalli (Alberico Motta aurait participé aux récits également), il est affublé de deux neveux farceurs, Pip et Pap (Zip e Zap en V.O.) et d’un « ennemi », Il fantasma Peppone. Il vit également plusieurs aventures aux côtés de Dodu. On pouvait le lire en France dans les pages de Bimbo (il s’appelle alors Eustache et ses neveux Zig et Zag), Geppo, Kébir, Dodu Poche puis Niko Géant (les neveux se nomment alors Zip et Zap comme dans la version italienne).

(6) : Kiko (Chico) est un canard noir avec de grand yeux, affublé d’un petit chapeau et d’un short, entouré de deux neveux turbulents Tim et Tom, de son fidèle chien Flop, vivant dans un moc31-tav777.jpgonde d’animaux humanisés, voyageant, exerçant mille métiers et affrontant des méchants de tous poils. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est sans rapport avec Chico Cornacchia, il s’agit vraiment d’un nouveau personnage voulu à l’origine par l'éditeur Renato Bianconi : ce dernier souhaitait un chat ou un canard, or comme Félix le chat existait déjà, Motta et d’autres ont créé ce canard proche de Donald. Parmi les personnages secondaires, l’excentrique Pépé Luc (Nonno Zaccaria) vêtu d’une redingote et d’un haut de forme vit ses propres aventures (voir Dodu Poche) tandis que le Prof Eureka, archétype du savant génial et farfelu est également un personnage secondaire important de la série Prosper. Le personnage de Kiko a été animé par Alberico Motta (texte et dessin), Sandro Dossi et Pierluigi Sangalli dans son propre titre, "Chico" entre 1969 et 1977. Il a été publié en France dans Kiko Poche, Félix le chat, Tartine, Geppo, Amigo, Dodu Poche, Olac, Prosper Poche et il est parfois traduit en Nico (y compris dans le titre homonyme, Nico Poche). Cette série tente de faire concurrence (ou plutôt d'emprunter un peu du succès) aux personnages de Disney. On verra sans trop forcé de troublantes ressemblance entre l'oncle de Kiko et l'oncle Picsou par exemple... de même on lui attribue deux neveux à la manière de Riri, Fifi et Loulou même si eux sont trois le principe du scénario est le même, ils portent d'ailleurs des bérets ressemblant étrangement à celui de Donald. Il hérite même d'un chien à la manière de pluto pour Mickey...

(7)1976-83

Fabrice Castanet

Bibliographie : Pimpf Magazine n°12, www.originalcomics.it

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 09:40

Quelques scans gracieusement transmis par la petite-fille de l'artiste Serge Segret (oeuvres datant des années 80 à 2000).

 

intSegret002.jpg

intSegret004.jpg

intSegret006-1.jpg

 

intSegret009.jpg

 

intSegret008-1

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 16:19

Peu d'entre eux sont connus du grand public et pourtant leur style nous est souvent familier : pas étonnant, ils nous ont accompagnés des années durant au sein des revues de BD de notre enfance. Ils y animèrent vaillamment les fameuses et nombreuses pages de jeintSegret003-1.jpgux, rébus et autres devinettes qui parsemaient alors les magazines de l'époque. Ils s'appelaient Gring, Lellbach, Héno ou Raymond Maric. Serge Segret fait partie de ces dessinateurs au style si reconnaissable et aux multiples collaborations. Une courte et incomplète biographie consacrée à Segret sur ce blog atttira l'oeil de sa petite fille, Marielle Wastable. C'est grâce à elle que cet entretien a pu être réalisé avec l'artiste qui signait avec un coeur.

Comics Vintage : M Segret, j'ai retrouvé un dessin que vous aviez envoyé au journal des lecteurs de la revue de BD Youmbo Magazine (La Librairie Moderne/Sagé) depuis Champcueil (Seine et Marne), et qui fut publié dans le n°50 en 1950 (1) 
Serge Segret : C'est à Champcueil que ma carrière de dessinateur de presse à démarré en faisant des « piges » dans diverses revues: Confidences, La vie en fleurs, les éditions Gabalda aussi (dessin politique pour La Faluche, le Lampiste). Ma carrière a commencé en travaillantintSegret007 avec une dizaine de journaux, quotidiens et hebdomadaires dont France-soir, Paris-Normandie, Le Dauphiné, République de Toulon, Tours....
J'aimerais savoir où et quand vous êtes né, quelle fut votre enfance, votre scolarité...
Je suis né à Paris, en 1924, à Montmartre.......prédestination ? Mon enfance s'est déroulée à Chatillon sur Cher, puis Romorantin et puis Livry Gargan et  Vincennes.  Une année de cours complémentaire après l'école primaire, le certificat d'études et une école de dessin: Marc Saurel puis plus tard les beaux arts de Grenoble. À 14 ans mon père me fait entrer comme apprenti patissier, que j'abandonne à cause de la guerre. Et mon père nous envoie, mon frère et moi, à Bretenoux où j'ai exercé toutes sortes de métiers dont aide géomètre sur un projet d'aérodrome privé. Engagé à 18 ans dans l'armée d'armistice, comptant rejoindre l'Afrique pour échapper à l'occupation allemande. Ce qui n'a pu se faire, les allemands étant en zone libre. Mon unité désarmée fut transformée en unité de défense aérienne à Toulouse jusquà la libération de Toulouse. Puis FFI, libération d'Autun, et autres...Réincorporfation à la 1ère armée ( Gal De Lattre de Tassigny) puis démobilisation en Allemagne. Ensuite, j'ai fait de la représentation avant le dessin de presse.
Quelles BD lisiez vous enfant, et comment êtes- vous devenu dessinateur ?
Le Dimanche illustré avec Bicot Bicottin et Zig et Puce de Alain Saint Ogan, ainsi que Gédéon de Benjamin Rabier. Quand j'étais petit, ma tante qui m'élevait avait remarqué mon goût pour le dessin et m'avait inscrit à un cours de dessin par hannibal.jpgcorrespondance. C'est le tout début .
N'avez vous pas été tenté par une BD comme certains de vos collègues de « jeux » Raymond Maric (Valentin)  ou Lellbach (Tom et Jerry) ?
La demande s'est tout de suite tournée vers les jeux dessinés, en ce qui me concerne, et des pages de variétés (Je voudrais savoir pour la Cosmopresse). Je n'avais pas le temps de faire des albums de BD.
Dans les années 50, vous dessinez toujours des jeux pour le Journal de Mickey (Pêle- Mêle) : comment s'est passée cette collaboration ? Quel souvenir en gardez- vous ?
Mickey, mais aussi  plus tard Picsou Magazine (2), Castor Junior, Donald Magazine, etc. J'en garde de très bons souvenirs: j'avais la liberté totale de mes créations. On me faisait confiance, mais je devais produire beaucoup. Je travaillais en même temps pour Pilote et les éditions Vaillant sans problème : ni politique, ni religion, ni sexe !!!
Vous avez travaillé pour Marijac (Le journal de Nano et Nanette puis Fillette), avez     vous connu l'éditeur ?
Oui, j'allais régulièrement le rencontrer à la maison d'édition, avenue de Chateaudun, et je le connaissais bien. Tous les ans, je me déplaçais à Paris en septembre, pour y rencontrer mes employeurs, les éditeurs. Cette rencontre était très importante.
Pour les éditions des Remparts, vous faites à nouveau beaucoup de jeux maison, on commence à trouver sous votre plume de vrintSegret008-1.jpgaies BD assez courtes (Jean Pomme...) bien à vous et l'arrivée d'un personnage, le singe Hannibal, que vous allez exploiter en gags et jeux à travers les divers petits formats de l'éditeur comme Pifalo. Il y a aussi Trott' Malice : pouvez vous nous en toucher un mot ?
Trott'patt avant Trot't malice a paru dans différentes revues. L'idée de faire une petite bande dessinée avec un jeu était de faire participer le lecteur à l'histoire. Idem pour  la revue d'échecs Mat, avec l' histoire d'un petit fou dont la dernière image était un jeu.
Vous avez même quitté un moment la BD "enfantine" au milieu des années 60, animant une rubrique en même temps que Cabu et Delinx pour Pilote ! Parlez- nous de cette collaboration.
Je travaillais chez moi et envoyais par la poste mes dessins. J'ai finalement peu rencontré les autres dessinateurs, hormis les réunions ou salons de la bande dessinée. Pas de fax, je travaillais en dimension réelle pour que mes envois passent en «lettre». Vous imaginez l'angoisse en période de grève de la Poste ( en 1968, c'est un voisin qui a porté, allant à Paris, mes dessins aux éditeurs) !!!
Aviez vous connu Delinx chez l'éditeur Carozzo ? (il semble avoir débuté en même temps
que vous là -bas)
Je n'ai pas connu Delinx personnellement.Je pense qu'il est plus jeune que moi.
Dans les années 60-70, vous multipliez vos travaux dans des revues de BD comme L'intrépide-hurrah, Pif Gadget ou même des journaux de programmes télévisés comme Top-Télé (toujours des jeux) et vous revenez surtout chez Disney, parlez nous de cette époque...
Il était de mon intérêt de travailler pour une trottpat.jpgdizaine de revues en même temps, afin de prévoir un repli en cas de perte de l'une ou l'autre ; ce fut le cas au moment de la «fermeture» de nombreux magazines dans les années soixante-neuf, soixante-dix. Ensuite, ce fut le contraire et mon activité principale s'est tournée vers Édi-Monde : Castor Junior, Donald, tous les Mickey. Là, je ne signais pas mes planches quand les personnages étaient de Disney. Ma «patte» était un petit trèfle avec la feuille du haut pointue.
 Quelles furent vos autres collaborations par la suite?
Je suis entré à République, le quotidien de Toulon, comme dessinateur de presse permanent : il fallait illustrer des reconstitutions de faits divers, croquis d'audience, camemberts d'élections, illustrations d'articles...toujours dans l'urgence car on pouvait m'appeler à n'importe quelle heure, même le soir, enintSegret005.jpg fonction de l'actualité.
Quelle est votre vie actuelle, dessinez vous toujours ? Vous intéressez vous encore à la BD ou l'illustration en France ?
Je vis dans le Var, et suis retraité depuis l'âge de 65 ans et je ne peux malheureusement plus dessiner car j'ai un problème de mal-voyance. À la prise de ma retraite, je me suis mis à la peinture de chevalet et ai peint 120  tableaux de différents formats, qui n'ont rien à voir avec la bande dessinée, quoique......(onirisme, mythologie, contes et légendes...). J'ai fait des expositions locales, puis à St Léonard de Noblat et  Paris  (galerie Thuillier, mairies du IXème et du VIème).
Merci Monsieur Segret et sa petite-fille pour cet entretien et les documents fournis.

Fabrice Castanet, janvier 2011.

(1) par la suite, Segret produisit de nombreuses illustrations et divers jeux pour l'éditeur Carozzo dans ses diverses revues (Rintin et Rusty, Kansas Kid avec la rubrique « Amusons nous ! », Héroïc, Jim Taureau...) même s'il n'en garde pas le souvenir...
(2) Dès le premier numéro en mars 1972 ! Segret y mit également en scène son personnage de Trott'Patt (à partir du n°3-voir image)

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 12:02

Kenneth F. Champin est né le 15 aout 1911 à Clifton dans le New-Jersey (USA).
Ken_champin.jpg
Il a été animateur de cartoons de 1937 à 1953 pour Warner Bros puis pour les Ray Patin Studios (1953-1962) et Filmfare (1962-1975).sito14.gif
Il participa au dessin animé "A  boy named Charlie Brown" en 1969 pour Lee Mendelson Films (1).
Comme beaucoup de ses collègues, il développa son art également en comic book, principalement dans le domaine du "funny animals", et d'abord, dans les années 40 pour le Sangor Shop (Bandy, Francois Feline, Peter Puss, Slumber Jack, etc.). Il illustra Spencer Spook en 1955 pour American Comic Group et diverses autres baKenChampinhiawathandes dans "Thrilling Comics" (Tony en 1947) ou dans "Coo Coo Comics "(1948). La décennie suivante (1950-1957), il contribua surtout à produire des planches pour le roi des licences de dessins animés, Dell Publishing. Champin adapta ainsi des personnages Disney comme Chip’n Dale alias les deux écureuils Tic et Tac en 19andy-panda-par-ken-champin.jpg53, Lil’ Bad Wolf (P'tit Loup) entre 1953 et 1955, Minnie Mouse en 1952 et Little Hiawatha en 1953-54...
Toujours pour le même éditeur, il adapta également des héros de la Warner Bros tels Bugs Bunny à partir de 1950, Titi et Sylvestre ou Elmer Fudd, de la MGM avec Tom et Jerry, Barney Bear (Lourdaud et Houpette), Bop et Be-Bop alias Spike & Tyke (1953-54), Droopy alias Foffo et Toc Toc/Skrewy Squirrel ainsi que des studios Walter Lantz en 1954 comme Andy Panda ou Oswald le lapin...

Ken Champin est mort le 25 février 1989 à Palm Springs.

 

(1) filmographie


Fabrice Castanet

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 15:48

Je vais succintement vous dresser la carrière d'un dessinateur méconnu, encore un américain mais plus rare dans le milieu et pour l'époque, c'est un mexicain d'origine...

Albert "Al" Carreno est en effet né à Mexico en 1905. Après des études à l'Université de Mexico, il émigre aux Etats Unis au milieu des années 20 puis débute comme cartoonist pour le "Chicago Daily News" mais il s'installe ensuite à New York.ted-strong-1939.jpg
En 1935, un  tabloïd lui demande un comic strip pour sa section bande dessinée (George Matthews Adam Service). Il créé pour l'occasion le western Ted Strong alias Ted l’invincible en France chez l'éditeur Carozzo (future Sagédition) dans le périodique "Aventures" entre 1938 et 1940 (et aussi dans la Collection Jeunesse Nouvelle en 1942) mais le strip, un banal western de plus ne dura que quelques années...ted-invincible.jpg
Dès lors, Carreno se tourne vers le comic book, travaillant pour les nombreux et variés éditeurs de l'époque comme Fox, Fawcett, National, Prize, Marvel, Pines et Ziff Davis durant les années 50 et 60.
On le retrouve alors sur des titres comme Mr E p0005p7p2.jpgour Atlas/Marvel en 1940 (dans "Daring Mystery Comics"), Dan Dare et Ibis the invincible pour Fawcett dans "Whiz Comics" (traduit chez nous en Ibis l'invincible dans le périodique "Mon Journal" en 1947-48), Red Gaucho et Radar dans "Master Comics" (Fawcett), Captain Marvel Junior (Fawcett), Professor Lane et Spike Stevens dans "Shadow Comics" (Street and Smith) et The Blue Beetle (Fox).
Mais dans les années 50, les super-héros n'ont plus la côte aux States, et il commence à travailler pour la "National Cartoonist Society". Il est mort en septembre 1964, soit peu après le "revival" des surhommes lancé par  Stan Lee et Jack Kirby.

 

Fabrice Castanet.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 12:11

Voici, pieusement conservé depuis l'été 1977, un autocollant promotionnel de l'éditeur Sagédition que l'on pouvait trouver dans Superman Géant n°6 (août 1977)...superman-poche-pub.jpg

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 11:59

Yuka, fils du soleil, personnage créé en France par Guido Zamperoni fait sa pub en italien à l'occasion de sa parution dans le "Rintintin" transalpin en 1974 (pub extraite du n°33 de "Tom & Jerry", éditions Cenisio).

yuka-pub-italienne.jpg

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